La Croix dans l'Histoire

les Écritures et l'Église

INTRODUCTION

La Trinité est la doctrine centrale de la religion chrétienne, et la croix est son symbole universel. La croix et la Trinité ont quatre caractéristiques communes surprenantes, presque incroyables.

J’ai publié à part une réflexion sur la doctrine de la Trinité, et dans ce texte, je m’attarde au symbole de la croix. Je vais considérer maintenant chacun de ses items.

L’EGLISE ET LE MONDE MODERNE

Dans l’Eglise et aux temps présents, la croix est étonnement omniprésente. Vous la rencontrez partout !

Les croix sont de toutes formes et tailles allant de moins de 2 cm de longueur sur les colliers pour femmes à près de 60 mètres dans diverses villes du globe. Il y a les croix grecques, les croix romaines, les croix de Malte et les croix de St André qui, toutes, sont de différentes formes.

Dans nombre d’églises, le clergé et les congrégations font fréquemment le signe de la croix sur leur corps. Souvent mêmes, ils s’agenouillent devant elle au moment d’entrer dans un édifice. Les bébés sont baptisés par le signe de la croix faite sur leurs fronts. Beaucoup d’églises sont construites dans la forme d’une croix et en sont ornées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

De nombreuses églises sont construites en forme de croix et sont ornées de croix à la fois à l'intérieur et à l'extérieur.

Dans les pays d’obédience catholique les croix et les crucifix sont visibles partout et les fêtes ecclésiales sont fréquemment célébrées par des processions portant de grandes croix visibles de tous.

Vingt-huit pays ont une croix sur leur drapeau. Le Royaume-Uni affiche trois croix : la croix de St André, la croix de St Georges et la Croix de St Patrice sur ses drapeaux.

Quelques athlètes portent des croix censées leur apporter chance et les gens superstitieux croient que la croix les protège du diable.

Dans les pays de l’Ouest, les tombes et les cimetières sont remplis de croix, peut-être dans l’espoir païen que celles-ci faciliteront le voyage des occupants vers le monde futur !

La croix est si proéminente dans l’église que nous pourrions nous attendre à trouver cette même importance dans le Nouveau Testament. Voyons ce qu’en dit la Bible.

La Bible

Lorsque nous nous tournons vers le Nouveau Testament, nous rencontrons deux problèmes majeurs.

Premièrement, l'absence du mot Croix

Le mot croix apparaît environ 30 fois dans les traductions françaises du Nouveau Testament, mais qu'en est-il du grec original? Etonnamment, croyez-le ou non, cela ne se produit pas une seule fois!

Le mot françaiais « croix » est une mauvaise traduction du mot grec σταυρος (stauros) qui signifie réellement un poteau droit élevé mais sans barre de croisement. Le verbe français « crucifier » est une mauvaise traduction du verbe grec σταυροω (stauroo), qui vient bien sûr de σταυρος et qui signifie « empaler sur un poteau ». (Pour plus de détails, voir les définitions de Strong de σταυρος et σταυροω.)

La simple vérité est que Jésus ne fut pas crucifié sur une croix mais empalé sur un poteau.

Dans Jean 3 : 14, Jésus prédit la manière dont il va mourir : « Tout comme Moshé a élevé le serpent dans le désert, ainsi le Fils de l’Homme doit être élevé ». De quelle manière Moshé a-t-il élevé le serpent dans le désert ? Nous avons la réponse dans Nombres 21 : 8-9 : “Le Seigneur dit à Moshé : ‘fabrique un solide serpent et dresse-le sur une perche, ainsi quiconque sera mordu, aura la vie sauve quand il le regardera’. Ainsi, Moshé fit un serpent de bronze et le dressa sur une perche. Moshé n’a pas acrroché le serpent à une croix mais à une perche ou poteau. »

Pierre a écrit: «Il a lui-même porté nos péchés en son corps sur l'arbre» (1 Pierre 2:24). (Voir le ξυλον de Strong pour le mot grec traduit par arbre.)

Enfin, je dois ajouter que dans le Nouveau Testament, les mots σταυρος et σταυροω (traduits croix et crucifier) n'apparaissent que dans les écrits de Paul (à part bien sûr cela vient des évangiles et du livre des Actes, et σταυρος une fois en Hébreux et σταυροω une fois dans l'Apocalypse). Ni Pierre ni Jacques, Jean ou Jude ne mentionnent jamais aucun de ces mots dans leurs écrits. Pourquoi pas, si la croix est au cœur du christianisme?

Deuxièmement, l'absence du symbole de la croix

Le Nouveau Testament ne contient aucun rapport relatif à la Croix, même utilisé en tant que symbole.

Les bâtiments d’Eglise dans le Nouveau Testament ne présentent même pas de croix parce qu’il n’y avait alors aucun bâtiment d’église ! Tout simplement, l’église du Nouveau Testament ne possède aucune représentation, statue ou icône, incluant une croix. Personne n’en avait éprouvé le besoin. La Foi en Jésus était une affaire intime de cœur. Tous les artifices extérieurs vinrent plus tard.

Paul employa réellement des symboles visuels pour expliquer la mort de Jésus. Il dit en Galates 3 : 1, « O Galates insensés ! Qui vous a ensorcelés ? vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ! » Quel fut le support visuel ? Ce n’était pas une présentation Powerpoint et je ne crois pas que ce fut la représentation d’une croix ! C’était quelque chose de bien mieux. C’était la vie de Paul lui-même. Il témoigna dans sa propre vie la mort et la résurrection de Jésus. Ce fut un apport visuel !

Le second Commandement exige : « Ne vous faites pas d’image taillée, ou aucune ressemblance de ce qui existe dans les cieux ou sur la terre, ou quoi que ce soit dans les eaux ou sous la terre » (Exode 20 : 8). La Croix est une image taillée dans une structure de bois sur laquelle la plupart des gens croient que Jésus mourut.

Nous devons revenir au Serpent fièrement dressé sur un poteau par Moïse. Nous lisons dans 2Rois 18 : 4, soit presque 1000 ans plus tard, que « le Roi Ezéchias renversa les hauts lieux et brisa les piliers et renversa l’idole Ashera. Et il mit en pièces le serpent de bronze que Moïse avait fait et à qui, jusqu’à ce jour, les Israélites continuaient de présenter des offrandes. » Comment osa-t-il détruire un objet antique aussi sacré ? Un incroyable acte de bravoure !

L’origine du symbole de la Croix ne fut pas dans le Nouveau Testament, mais bien antérieure comme nous allons maintenant le voir.

L’ORIGINE DU SYMBOLE DE LA CROIX

Selon The World Atlas (l’Atlas Mondial), “Un vaste conglomérat d’évidences montre que la croix était déjà présente bien des siècles avant la naissance du christianisme. L’origine de la croix remonte aux temps anciens babyloniens avant de se répandre dans d’autres parties du monde telles que la Syrie, l’Egypte, la Grèce, Rome, l’Inde et le Mexique.”

En d’autres termes, la croix est tout bonnement un symbole païen. En tant que symbole original, la croix n’a rien à voir avec la mort de Jésus, mais existe dans bien différentes anciennes religions.

Dans la religion babylonienne, la croix fait référence au dieu Tammuz, mentionné par Ezékiel : « Alors, il m’amena à l’entrée de la Porte Nord de la Maison du Seigneur, et là se tenait assise une femme pleurant pour Tammuz (Ezk 8 : 14). La première lettre du mot Tammuz était la lettre babylonienne T ou , ayant exactement la même forme que la traditionnelle croix chrétienne. Ce signe () servait de marque dans le baptême, sur le front de ceux qui étaient initiés aux mystères babyloniens, de la même manière qu’il marque encore le front des bébés dans les cérémonies chrétiennes.

Dans la religion de l’Egypte ancienne, la croix était le symbole de l’Ankh, comme la lettre T munie d’un cercle au-dessus (Ankh). Cela représentait la vie éternelle.

Dans l’hindouisme, la croix a la forme d’un swastika (swastika), qui fut bien sûr adopté par Hitler en tant que symbole de la race arienne, dont il proclama que les allemands descendaient.

Bien des sites Web donnent d’abondants détails de croix dans les anciennes religions, y compris l’article sur le site de the World Atlas (l’Atlas mondial) : L’Histoire de la Croix Chrétienne telle que mentionnée ci-dessus. Nul besoin d’en dire davantage.

ADOPTION DU SYMBOLE DE LA CROIX DANS L’EGLISE

A quel moment l’Eglise adopta-t-elle la croix comme symbole primordial ?

L’usage de la croix en tant que symbole dans la chrétienté semble avoir commencé aux cours des 2ème ou 3ème siècles après JC. Toutefois, c’est sous le règne de l’empereur Constantin qu’elle se répandit.

En l’an 312, le général romain Constantin se proclama empereur et marcha avec son armée contre l’empereur en titre, Maxentius, à Rome. Ils se confrontèrent à la bataille du Pont de Milvian, situé juste en dehors de Rome. D’après la légende, Constantin et son armée virent une croix de lumière apparaître dans le ciel, au-dessus du soleil, portant ses mots « in hoc signo vince » - « avec ce signe conquérir ». Il envoya ses soldats à la bataille avec le signe de la croix sur leurs boucliers. Ils tuèrent Maxentius et mirent en déroutent son armée, lui coupèrent la tête et la portèrent à Rome au bout d’une lance. Constantin devint le nouvel empereur romain. (Pour plus de détails, voir Battle of Milvian Bridge (Bataille du Pont de Milvian)).

Des siècles plus tard, les Croisés entrèrent en guerre de la même manière, portant des croix peintes sur leurs tuniques, partis à la conquête de la Terre Sainte des mains des infidèles. Ils tuèrent tout Juif qui se trouvait sur leur chemin.

La conversion de Constantin se fit au travers d’une vision relative à une croix. La conversion de Saul de Tarse se fit au travers d’une vision de Jésus. Saul devint l’apôtre Paul; Constantin devint empereur romain. Paul passa le reste de sa vie à prêcher et enseigner la Voie de Jésus au travers de l’empire romain ; Constantin poursuivit ses conquêtes militaires et développa le paganisme et les pratiques païennes dans l’église.

Constantin décida que le Christianisme serait la religion de tout l’empire romain, mais il se sentit libre de la modifier dans tous les aspects qui lui plurent de le faire. Avant sa conversion, il adorait le dieu-soleil et il continua cette pratique après celle-ci. Il changea le chabbat du Samedi pour le Dimanche (Sunday : jour du soleil). Les Romains avaient adopté le système babylonien pour nommer les jours de la semaine, selon le soleil, la lune et cinq autres planètes connues. Dimanche (Sunday) était "Dies Solis", lundi "Dies Lunae", mardi "Dies Martis" etc.. En hébreu, excepté le chabbat, on parlait juste de 1er jour, 2ème jour etc. Constantin fit du 25 décembre, auparavant la Fête du Soleil Invaincu, celle de la naissance de Jésus dite Noël. Il haïssait les Juifs et tout ce qui les concernait. Ainsi, il remplaça la Pâque par les Pâques, autrement une fête païenne. Les temples devinrent des églises.

Constantin décida que le Christianisme devait se répandre mais le pire était à venir. Dans les siècles qui ont suivi, l’Eglise prit de l’ampleur au sein du pouvoir politique jusqu’à dominer toute l’Europe. Le temps s’écoulant, les tortures et les tueries éliminèrent tous les opposants. Ce qui incluait tant les authentiques suiveurs de Jésus que les Juifs.

Nous adhérons souvent à ce que nous avons vu et appris durant notre enfance sans réaliser combien toutes ces choses sont étranges. Beaucoup d’entre nous ont un lien si familier avec la croix qu’il leur est impossible de distinguer quel symbole singulier elle représente dans le cadre de la religion chrétienne. Si Jésus avait dû faire face à une équipe de tueurs, est-ce que ses disciples auraient adopté le fusil comme symbole ? S’il était mort par l’épée, les églises aujourd’hui seraient-elles décorées avec des épées ? J'en doute! Alors pourquoi mettre des croix partout? Etrange en effet!

Le seul et authentique symbole dans la foi en Jésus est la vie transformée de ses vrais disciples.

Conclusion

Permettez-moi de répéter les quatre points suivants relatifs à la doctrine de la Trinité et le symbole de la croix.

On peut en dire autant au sujet de Noël, Pâques, constructions d’églises, hiérarchies ecclésiales, tenues des prêtres et ainsi de suite. Toutes ces représentations viennent de Babylone et autres anciennes religions. Ce sont tous des modèles d’une église apostate.

Plus encore, de façon étonnante, tout ceci a été prédit dans le Nouveau Testament. Jésus, Pierre (2 Pet 2:1), Paul (2 Cor 11:13), Jean (1John 4:1) et Jude (Jude 4) enseignèrent que de faux prophètes se mélangeraient au peuple de D.ieu. Ils ont tous prédit une future église apostate. Jésus lui-même annonça pour l’avenir un niveau extraordinaire de tromperie. « Car de faux Christs et de faux prophètes s’élèveront et accompliront de grands signes et des prodiges, qui contribueront à égarer, et même les élus si ce fut possible » (Matthieu 24 : 24).

La plus claire prédiction relative à l’église apostate fut donnée à Jean, en exile sur l’ile de Patmos. Il comprit que l’Eglise allait devenir comme l’ancienne Babylonne. Sa vision principale se trouve en Rév 17 : 1-6. La fin de ce passage mentionne « Et sur sa tête était écrit un nom mystérieux : Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre. Et je vis la femme, ivre du sang des saints, le sang des martyrs de Jésus. Quand je la vis, je fus grandement stupéfait » (Rév 17 : 5-6). Jean en eut le souffle coupé. Il ne pouvait croire ce qu’il voyait. Les modestes suiveurs de Jésus qu’il avait connus s’étaient transformés en une organisation humaine de masse qui torturait et tuait les vrais disciples de Jésus et accomplissaient tout ceci en son nom !

Les mots de Jean qui terminent cette description sur Babylone sont : « Alors, j’entendis une autre voix venant des cieux, disant : sors d’elle mon peuple, ne prenez pas part à ses péchés, ne partagez pas ses fléaux ; car ses péchés sont montés au plus haut des cieux, et D.ieu s’est souvenu de ses iniquités » (Rév 18 : 4,5).