Le Nom De Jésus Et Le Nom De Dieu

Introduction

Le nom de Dieu et le nom de Jésus sont des sujets profondément importants dans la Bible. Ce sont tous les deux des sujets mystérieux, et nous devons les aborder avec humilité et prière afin de comprendre. Une partie de ce que je vais partager n’est peut-être pas facile à saisir, et demandera la lumière du Saint-Esprit.

Le but d’un nom dans notre culture européenne est simplement d’identifier. Nous utilisons les noms pour distinguer une personne d’une autre. Autrement, nous ne saurions jamais de qui nous parlons. La plupart des gens choisit les noms de leurs enfants en fonction de la résonance auditive qu’ils présentent. Au niveau du subconscient, c’est probablement parce qu’ils ont connu ou admiré des personnes réelles ou imaginaires qui portaient ces mêmes noms. Les noms de Jean, Michel, Marie, Anne, etc., ne décrivent pourtant pas ceux qui les portent. Ils sont simplement utilisés pour distinguer une personne d’une autre. Peu de personnes connaissent la signification des noms français puisque beaucoup d’entre eux ne sont pas d’origine française, exception faite pour Grâce, Pierre, Victor, Aimée, etc.

Dans la culture biblique, les noms sont choisis pour leur signification. Les noms étaient simplement des mots ou des phrases hébreux que chacun pouvait comprendre. Ces noms décrivent parfois l’expérience des parents. Moïse nomma son fils Gershom (un étranger ici). Il était alors un exilé dans le désert. Joseph signifie ajouté . Ce fut en raison de la prière de sa mère pour que Dieu lui donne plus de fils. Benjamin veut dire fils de la main droite. D’autres noms avaient un sens prophétique. Osée nomma un de ces fils Loammi, ce qui veut dire pas mon peuple ; Isaïe nomma son fils Maher-Shala-Hash-Baz signifiant Prompt est le butin, rapide est la proie. Jésus reçut ce nom parce qu’il était appelé à sauver son peuple du péché.

Dans le royaume spirituel, les noms décrivent directement ceux qui les portent. Nous lisons au sujet des démons dans le Nouveau Testament qu’ils étaient appelés Légion parce qu’ils étaient très nombreux. Il y a des anges dans le Livre d’Apocalypse appelés Mort et Apollyon, qui est le terme grec pour Destructeur. Le nom de Satan signifie Adversaire ou Opposant. Plusieurs personnes qui ont une expérience en matière de délivrance et d’exorcisme trouvent que les démons leur communiquent en fait leurs noms quand ils les affrontent. Ils donnent des noms tels que Avidité ou Luxure, ce qui décrit leur caractère.

Les noms dans la Bible ont les deux objectifs de décrire et d’identifier.

Au-delà de la différence culturelle entre l’usage moderne des noms et celui de la Bible, il y a un autre problème. Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, et les voies de Dieu ne sont pas les nôtres, comme le dit Isaïe. Mais ses voies et ses pensées sont plus hautes que les nôtres. Ou il en est ainsi tant que nos esprits n’ont pas été renouvelés. Plus nous avons l’esprit de Christ, moins les affirmations pessimistes d’Isaïe nous seront applicables. Nous devons apprendre à penser de manière divine plutôt qu’en termes humains, si nous espérons toujours comprendre les choses plus profondes de Dieu. L’esprit charnel est inimitié contre Dieu. L’homme naturel ne peut pas recevoir les choses de l’Esprit de Dieu ; parce qu’elles sont folies pour lui, et il ne peut les comprendre, parce que c’est en esprit qu’elles doivent être discernées. Nous devons avoir la Lumière du Saint-esprit si nous voulons comprendre la pensée de Dieu. Les significations que nous comprenons au travers des mots peuvent ne pas être plus que l’ombre de significations plus profondes et plus vastes que Dieu a pour nous.

Le Nom de Dieu

Beaucoup a été pensé et dit et écrit à propos du nom de Dieu. Nous débuterons alors par cette considération. Les enseignements que nous apprenons en étudiant le nom de Dieu peuvent sembler un peu académiques, mais ils seront profitables pour nous préparer à une compréhension plus profonde du nom de Jésus.

Un point de départ évident est dans Exode chapitre 3 dans lequel Moïse se tient devant le buisson ardent. En vue de notre objectif présent, nous devons regarder en premier lieu au verset 6 où Dieu s’introduit lui-même par les mots « Je suis le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. » Selon notre façon humaine de penser, nous aurions pu nous attendre à ce que Dieu dise : « Je suis le créateur tout puissant de l’univers, plein de sagesse, plein d’amour et de connaissance, et mon nom est YHWH ». Ceci est la façon de faire qu’un missionnaire pourrait utiliser pour essayer d’introduire le concept de Dieu à une tribu animiste. Dieu, comme nous le voyons, ne donne aucune description de lui-même ni de nom. La seule identification qu’il nous donna fut au travers de ses disciples, Abraham, Isaac et Jacob, individus qui exprimaient à un moindre degré ses caractéristiques. Ceci nous montre l’esprit et la nature de Dieu. Des mots, des noms et des descriptions sont parfaitement inadéquats en ce qui le concerne. Il est à la fois décrit et identifié au travers de son peuple, et plus particulièrement au travers de son fils. Pour être compris, il doit être vu sous forme humaine. Il doit être manifesté dans la chair.

L’Ancien Testament contient beaucoup de noms et de titres en ce qui concerne Dieu. Ce sont « Le Seigneur des Armées », « le Dieu des Cieux », « Le Plus Haut Dieu », « El Shaddaï » (le Tout-Puissant) et d’autres encore. Des personnes ont donné des interprétations bonnes et instructives de leurs significations, mais Jésus ne fit rien de ce genre. Au contraire, il dit « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Les descriptions sont seulement utiles pour ceux qui ne peuvent pas voir. Je pourrais vous décrire Paris, mais si vous voulez vraiment connaître cette ville, vous feriez mieux de venir ici et de voir !

Jésus n’avait pas besoin de décrire Dieu au peuple. Il était lui-même la description. Il était et est le nom de Dieu. Vous ne fixez pas la photo de quelqu’un quand vous êtes en sa présence. Vous avez mieux.

Nous retournons au buisson. Après s’être introduit comme le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, Dieu charge Moïse d’aller voir Pharaon et de faire sortir les enfants d’Israël hors d’Egypte. Moïse a eu alors deux problèmes à résoudre : le premier, « Qui suis-je, que je doive aller voir Pharaon ? », le deuxième : « Qui es-tu ? ».

Il dit à Dieu : « Je me tiens là, je vais voir les enfants d’Israël et je leur dit « Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous ». Ils peuvent alors me rétorquer « Quel est son nom ? » Que devrais-je alors leur dire ? ».

Si nous voulons comprendre la réponse de Dieu, nous devons en premier lieu considérer la question d’arrière-fond de Moïse. Moïse grandit au sein d’une culture polythéiste. Les gens croyaient en toutes sortes de dieux, chacun d’entre eux avait un nom pour l’identifier. Nous pouvons parler du « Soleil » ou de la « Lune », parce qu’ils sont uniques. Nous ne pouvons parler de « l’étoile » parce qu’il y en a des millions, et chacune d’elles doit avoir un nom qui la distingue des autres. Le soleil et la lune n’ont pas des noms parce qu’ils n’en ont pas besoin.

Dieu a-t-il vraiment un nom ? Moïse le pensait. Beaucoup de gens aujourd’hui pensent qu’il en a un. Examinons la révélation biblique.

Dieu répond au verset 14 : « Je suis qui Je suis ». Je crois que nous pouvons paraphraser ceci par « Je suis moi-même ». En d’autres termes, Dieu est en train de dire à Moïse « ta question n’est pas bonne. Je n’ai pas de nom, Je suis le Seul Dieu et je n’ai pas besoin, et en vérité ne peux pas avoir, un nom qui me distingue des autres dieux, parce qu’ils ne sont rien. Aucun nom ne peut m’être attribué qui me décrive de manière adéquate . »

Jésus, dans sa dernière prière à Gethsémané, dit « J’ai manifesté ton Nom » (Jean 17: 6), et « Je leur ai fait connaître ton Nom » (Jean 17: 26). Ce fut la seule réponse réelle à la question de Moïse. Jésus, en personne, était et est le nom de Dieu.

Dieu continue par : « Dis aux enfants d’Israël, JE SUIS m’a envoyé vers vous ». Cela ne veut pas dire grand-chose en français, et ce n’est pas mieux en hébreu. Le caractère embarrassant de ceci montre que Dieu ne voulait pas donner une réponse directe à la question de Moïse.

Dans le verset suivant Dieu dit : « dis aux enfants d’Israël, YHWH, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob m’envoie vers vous. Ceci est mon nom pour l’éternité, et ceci est un rappel de génération en génération ».

Comme je le constate, Dieu dit « Je n’ai pas de nom. La terminologie humaine ne peut jamais me décrire. Je dois d’abord être vu dans la chair et le sang, et alors connu en esprit. Je n’ai aucun besoin d’un nom pour me distinguer des autres dieux parce qu’ils ne sont rien. Néanmoins, pour le moment, je condescends à votre compréhension limitée, et vous donne quelque chose que vous pourrez utiliser comme nom. Vous pouvez être comme les autres peuples autour de vous, chacun d’eux a un dieu. Vous pouvez utiliser le mot YHWH pour m’identifier ». La nature de notre Dieu -le Seul Dieu- est de venir jusqu’à nous pour nous élever jusqu’à lui.

Moïse a pu apprendre de l’expérience de Jacob. L’histoire de la lutte de Jacob avec l’ange est rapportée vers la fin de Genèse, chapitre 32. Jacob lutta avec un homme, qui finalement lui demanda son nom. « Jacob », répondit-il. « Ton nom désormais ne sera plus Jacob mais Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu les as vaincus » dit l’ange. Jacob eut alors une nouvelle identité et un nouveau caractère. Comme Jacob, nous devons avoir un nouveau nom. Jacob répondit : « Dis-moi quel est ton nom ». Pour toute réponse, l’ange disparut. « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? ». Comme Moïse, il posa la mauvaise question. Il désirait ramener le divin à l’humain.

Manoah, le père de Samson, reçut la visite d’un ange qui lui dit que sa femme mettrait au monde un fils qui devait devenir un Naziréen (Mis à part pour Dieu). Après avoir écouté les instructions concernant la venue de l’enfant, Manoah demanda à l’ange son nom. Il reçut le même type de réponse que celle qui fut faite à Jacob : « Pourquoi me demandes-tu mon nom, sachant qu’il est incompréhensible ? ».

Considérons aussi JE SUIS.

L’Histoire Du Nom

Pas très longtemps après avoir rencontré Dieu au buisson ardent, Moïse le rencontra à nouveau au Mont Sinaï et reçu les Dix Commandements. Le troisième étant « Tu ne prendras pas le nom de YHWH ton Dieu en vain ». Je reviendrai sur cette signification plus tard, mais voyons d’abord l’effet que produisit ce commandement sur les Juifs. A première vue, il existe un moyen sûr de ne pas dire le nom de Dieu, ou tout autre nom, en vain, est de ne pas le dire du tout. C’est la coutume des Juifs d’aujourd’hui. Toutes les fois que les Juifs qui lisent la Bible arrivent à YHWH, ils disent Adonaï signifiant Seigneur ou Ha-Shem signifiant Le NOM.

C’est une étrange « co-incidence » que l’Hébreu à l’origine s’écrivait sans voyelle. Ce qui signifie que, comme le nom YHWH n’était jamais parlé ni pleinement écrit, personne n’avait la possibilité de connaître sa prononciation originale. Le mot Jéhovah fut formé en prenant les voyelles d’Adonaï et en les introduisant dans le nom YHWH. Il apparut pour la première fois dans un manuscrit du 14ème siècle et n’a certainement pas une origine ancienne.

Après la première dispersion des Juifs à Babylone et en Egypte, ils commencèrent à ressentir le besoin de traduire les Ecritures de l’Ancien Testament en grec. Le résultat fut la version des Septante, traduite par 70 érudits en Egypte au troisième siècle avant Jésus-Christ. Nous pourrions avoir l’espoir que la version grecque nous donne une piste sur la manière de prononcer YHWH. Hélas, la déférence à ce nom l’en empêcha. D’autres noms sont traduits littéralement de l’hébreu en grec, mais pas YHWH! Dans les anciens manuscrits de la Septante les lettres hébraïques יהוה réelles apparaissent au milieu du texte grec. Dans d’autres manuscrits YHWH est remplacé partout par Κυριος, mot grec pour Seigneur. Quand le Nouveau Testament cite l’Ancien Testament, il utilise généralement la version des Septante. Ce qui signifie que nous trouvons Kurios plutôt que YHWH là aussi. Plusieurs traductions françaises de la Bible suivent cette tradition en traduisant YHWH pour SEIGNEUR en lettres capitales.

Il est intéressant de noter ensuite que le grec n’a pas d’équivalent pour les lettres hébraïques H et W (ou V). Seul Y, la première lettre de YHWH peut être traduite en grec (par iota). Ce qui rend quasiment impossible d’écrire le nom en grec. Il existe un problème similaire en français. Il n’y a pas de son y (en tant que consonne), h ou w. Dieu a-t-il choisi un nom que ni les Français ni les Grecs ne peuvent prononcer ?

Nous pouvons résumer ceci en disant que Dieu communiqua à Moïse le nom de YHWH comme une mesure provisoire. Quand il eût servi son dessein, il l’effaça de sa mémoire en trois étapes :

1. Il permit d’avoir une déférence inventée pour ce nom, de sorte qu’ils n’osaient le prononcer.

2. Il fit en sorte que l’hébreu s’écrive sans voyelle, de sorte qu’il ne pouvait totalement être rapporté.

3. Il ne permit pas à ce que le nom de YHWH fut traduit en grec ou toute autre langue alors que sa prononciation était toujours d’actualité.

Le Troisième Commandement

Revenons maintenant au 3ème commandement « Tu ne prendras pas le nom de YHWH ton Dieu en vain ». Presque tout le monde interprète ce commandement comme signifiant « Tu ne blasphémeras pas ». Cette interprétation a beaucoup de siècles de tradition derrière elle, mais j’aimerais me risquer à suggérer qu’elle n’est peut-être pas sa signification première. Les dix commandements sont préfacés par l’affirmation « Je suis YHWH, ton Dieu, qui t’a fait sortir d’Egypte, hors de la maison d’esclavage ». Que signifie « prendre un nom » ? Le mot hébreu « nasa » signifie à l’origine « prendre, soulever ou porter ». Tout comme un fils prend le nom de son père, les Israélites prirent et portèrent le nom de leur Dieu, le Dieu qui les a adoptés, et conduits hors de la terre d’Egypte. Ils devaient être ses représentants et porter son nom. Ils ne devaient pas le faire en vain.

Jésus souffrit et mourut afin de nous porter hors du pays d’Egypte spirituel. Il nous demande maintenant de porter son nom. Peut-être est-ce parce que si souvent nous le portons en vain que le monde le blasphème si fréquemment.

Le Nom de Jésus

Quelle condescendance ce fut, quand Dieu, le grand Créateur et Seigneur de tout l’univers, l’Etre infini qui est au-delà de toute description humaine, prit un nom dans le langage humain par lequel il pourrait être connu. Une plus grande condescendance suivit. Au temps voulu, il prit une forme humaine. Des instructions spécifiques furent données dans un rêve à Joseph et Marie par l’ange Gabriel : « Appelez-le du nom de Jésus ». Le Nouveau Testament ne mentionne jamais une seule fois le nom de YHWH, mais donne une énorme prééminence au nom de Jésus.

Nous avons considéré le nom de YHWH, et la déférence donnée jusqu’à ce jour à un nom que personne ne sait comment prononcer. Nous trouvons un parallèle surprenant avec le nom de Jésus. Chaque langue le prononce différemment. Aucune des cinq lettres qui composent le nom dans notre épellation latine a une prononciation constante dans les différentes langues européennes. Le j a au moins 4 prononciations incluant y et dj. Le e peut être prononcé par le é ou le i. Le s peut être s, ch ou z. Le u a quelques variations mineures. Le s final peut être présent ou basent. Vraiment, les noms hébreu Yeshua et français Jésus n’ont aucun son phonétique en commun.

Ne savons-nous pas ce que nous voulons dire quand nous parlons de Jésus ? Historiquement parlant, nous le savons, Jésus signifie la personne décrite dans le Nouveau Testament qui vécut il y a 2000 ans et fut à l’origine la fondation de la foi chrétienne. Spirituellement parlant, il y a un autre aspect. Faisons-nous vraiment référence à la même personne ? Pour les trois quarts de la population du monde, Jésus, s’il est connu de tous, est le fondateur d’une religion étrangère. Dans les pays du Nord, pour une minorité, Jésus est le Fils de l’homme, le Fils de Dieu, Sauveur, Guérisseur, Seigneur et Ami. Tous les autres ont une idée différente selon leurs traditions, leurs parti pris et leurs préjugés.

Chose curieuse, il y a quatre autres personnes nommées Jésus dan le Nouveau Testament, en dehors du Jésus dont le nom domine dans cette page. Jésus était totalement un nom commun. Les gens ont parlé de Jésus de Nazareth pour être plus clairs.

Où est-ce que tout ceci nous conduit ? Est-ce que c’est vraiment le nom du Fils de Dieu ? La réponse, je crois est comme la réponse à notre première question « Quel est le nom de Dieu ? » Jésus fut le nom, description et identité de Dieu à tous ceux qui l’ont rencontré quand il était sur cette terre, comme il l’est aussi pour nous son peuple aujourd’hui. Nous devons devenir le nom, description et identité de Jésus au monde. Jésus révèle Dieu à son peuple. Son peuple le révèle au monde. Nous devons être la manifestation du nom de Jésus au monde, tout comme Jésus est la manifestation ou le nom de Dieu à son peuple.

Ce concept est probablement nouveau et peu facile à saisir. Nous sommes familiers avec la pensée d’être le corps de Christ ou le temple du Saint-Esprit. Ces choses sont clairement établies dans la Bible. Notre vraie familiarité avec les mots des Ecritures, hélas, nous fait souvent accepter des vérités profondes de Dieu trop légèrement.

L’idée que nous devrions être le nom de Jésus n’est pas clairement établie dans le Nouveau Testament, mais est en accord avec plusieurs passages que nous allons maintenant considérer et auxquels elle apporte une certaine lumière.

Baptisés Dans Le Nom

La phrase « étant baptisés à son nom » apparaît plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Nous lisons aussi « étant baptisés à son corps ». (Dans le Grec les deux phrases ont la même préposition eiV). Ces deux phrases se correspondent maintenant parfaitement. Son corps est son peuple sanctifié. Son nom est son peuple sanctifié. Son nom et son corps sont le même. Ces phrases parlent ensemble d’une identification profonde avec le Père et le Fils. Le baptême réel à la vue de Dieu n’est pas une cérémonie que l’homme peut voir, ni même une expérience dramatique dans le supranaturel. Il est plutôt une expérience à venir de Dieu par laquelle nous devenons un avec lui de sorte que nous pouvons être appelés son corps et son nom.

Au sujet du baptême, Matthieu et le livre des Actes semblent se contredire. Dans Matthieu 28: 19, Jésus enseigne à ses disciples de « baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-esprit ». Dans le livre des Actes, les disciples baptisèrent au nom de Jésus. Pour Dieu, un nom n’est pas une séquence de sons phonétiques que nous devons prononcer correctement. C’est un peuple sanctifié et mis à part pour Lui. Au travers du peuple, le Père, le Fils et le Saint-esprit seront connus au monde. Avec cette nouvelle compréhension, nous trouvons ces Ecritures en harmonie.

Sanctifiant le Nom

Jésus dit à ses disciples de prier « Notre Père, que ton nom soit sanctifié, que ton royaume vienne ». Des millions récitent cette prière journellement, mais peu la comprennent. Maintenant, peut-être, pouvons-nous voir sa signification plus claire. Le nom à sanctifier fut Jésus lui-même et ceux qu’il appellerait. Jean, chapitre 17, rapporte la dernière prière de Jésus à Gethsémané avant son arrestation. Priant pour ses disciples, il dit « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité » (verset 17) et « A cause d’eux, je me sanctifie moi-même, de sorte qu’ils puissent être sanctifiés dans la vérité » (verset 19). Ces prières s’accordent parfaitement comme elles réclament la sanctification de lui-même et de son peuple.

Aussi, quand Jésus pria la prière que des millions récitent chaque jour, sa toute première requête « Que ton nom soit sanctifié » fut une prière pour la mise à part en sainteté de son peuple. C’est seulement sur cette base que viendra la seconde requête « Que ton royaume vienne » qui trouve son plein accomplissement. Quand son peuple est sanctifié, son royaume viendra.

Les noms, les lieux, les bâtiments et les jours ne peuvent jamais vraiment être sanctifiés. Ces choses dans leur nature ne peuvent être saintes. Ils ont servi à un dessein et dans un temps, et sont l’ombre de la réalité. Seul le peuple peut être saint. Le Saint-esprit vient sur son peuple et le met à part pour Dieu.

Exaltation Du Nom

Philippiens, chapitre 2, parle de Jésus passant au travers des humiliations et de la mort pour entrer dans la résurrection et l’exaltation. « Dieu l’a hautement exalté, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, qu’au nom de Jésus tout genou fléchira ». Est-ce que son nom, dans ce contexte, peut vraiment s’adresser à son peuple ?

Dans Apocalypse, chapitre 1, Jean eut une vision de la tête et du corps entier de Christ glorifié. Sa voix n’était pas la voix de Jésus seul, mais était comme le son de beaucoup d’eaux. Ce n’était pas Jésus la tête seule, mais le corps ajouté de Christ. Jean tomba et se prosterna à ses pieds tel un homme mort. Le temps vient où Jésus la tête recevra son corps complété. Ce corps est le nom auquel chaque genou fléchira.

D’autres passages des Ecritures indiquent que le peuple s’agenouillera devant le corps de Christ. Apocalypse 3: 9 dit : « Je forcerai ceux qui sont de la synagogue de Satan …. A venir et se prosterner à tes pieds. » Esaïe 45 :14 dit : « ils s’inclineront devant toi et te supplieront », et les passages d’Esaïe 49 :23 et 60 :14 sont similaires.

Ils ne s’agenouilleront pas physiquement comme à la manière des Musulmans, prosternant leurs corps dans une mosquée. Ils s’agenouilleront plutôt en esprit comme des gens qui rencontrent face à face le Dieu manifesté homme. Quand la reine de Sabba rencontra le roi Salomon, et entendit sa sagesse, et vit toute sa richesse, nous lisons qu’il n’y avait plus de souffle en elle. Elle était complètement dépassée par les merveilles, le respect, l’admiration et l’amour.

Conclusion

Comme nous contemplons les hauts desseins pour lesquels Dieu nous a appelés, nous pouvons seulement reconnaître que nous sommes loin du compte. Nous sommes totalement impropres et inadaptés par nature à être son nom et sa représentation sur terre et même dans les cieux.

Dieu voit et connaît ceci mieux que nous, et ses plans pourvoient à toutes nos défaillances. Changer et nous transformer n’est pas notre travail mais le sien. Nous ne devons pas être surpris quand il commence un travail plus profond et plus radical en nous que ce que nous avons auparavant expérimenté. Ce travail nous séparera de l’homme, de sorte que nous pourrons être en communion en esprit avec Dieu. Avant que nous soyons ses représentants authentiques, il doit composer avec notre nature charnelle.

Nous entrerons dans la mort et la résurrection de notre Sauveur. Nous serons participants de ses souffrances et humiliations. Après avoir souffert avec lui, nous serons prêts à régner avec lui. Hâtons-nous comme Paul vers cet appel élevé de Dieu en Jésus-Christ.

A5 livret imprimable de cet écrit --- instructions d’impression