Les Fêtes d’Israël

et leur

Signification Spirituelle

Introduction

Les fêtes sont une caractéristique de toutes les religions majeures. La plupart de ceux qui se disent chrétiens observent Noël et Pâques. Quelques-uns observent également d’autres jours saints. Les Indous ont un large éventail de fêtes, et les Bouddhistes et les Musulmans en ont aussi pas mal.

Quand nous examinons la Bible, nous découvrons beaucoup de références au sujet des fêtes juives mais absolument rien sur celles dénommées chrétiennes. C’est dû au fait que Noël et Pâques ne sont pas vraiment des fêtes chrétiennes, mais des fêtes païennes déguisées. Pour une réflexion sur ce sujet veuillez lire Church Festivals. Présentement, je veux aborder le sujet positif des fêtes d’Israël et de leur signification spirituelle pour nous.

Avant que nous abordions séparément ces fêtes, nous devons nous poser la question de savoir pourquoi nous avons besoin de les étudier. La même question peut se poser au sujet de beaucoup d’autres passages des Ecritures. Pourquoi étudier le tabernacle ? Ou les offrandes du Lévitique ? Ou pourquoi étudier la longue histoire du peuple d’Israël ? L’apôtre Paul nous donne une réponse sans détour: « ces choses sont pour nous des préfigurations et des symboles » (1 Cor 10: 6). Les fêtes et cérémonies de l’ancienne alliance, aussi bien que l’histoire du peuple Juif, sont toutes des symboles porteurs de vérité spirituelle. Toutes les Ecritures font référence premièrement à Jésus lui-même, et en second lieu à nos propres vies et expériences comme nous cherchons à le suivre et à lui ressembler.

Les sept fêtes de la loi juive sont:

Fête
Mois
Dates
Pâque
1
14
Pain sans levain
1
15-21
Prémisse de la moisson
1
.
Semaines (Pentecôte)
3
.
Trompettes
7
1
Jour des Expiations
7
10
Tabernacles (Cabanes)
7
15-22

D’autres fêtes furent ajoutées plus tard, telles que Pourim au temps d’Esther et Hanucca au temps des Maccabées. Ces 7 fêtes sont toutefois les fêtes originales de la Torah ou loi de Moïse.

Les principales références scripturaires à ces fêtes sont:

Référence Fête
Exode 12Pâque
Exode 23: 14-17 Résumé
Lévitique 16Jour des Expiations
Lévitique 23Toutes les fêtes
Nombres 28:11-29:40Toutes les fêtes
Deutéronome 16:1-17Toutes les fêtes

L’agriculture et l’histoire nationale sont les deux thèmes principaux qui couvrent la plupart des fêtes. La Pâque, la Fête des pains sans levain et celle des Tabernacles ont une origine historique et commémorent la sortie d’Egypte et le séjour dans le désert. La Fête des Prémisses, la Pentecôte et également la Fête des Tabernacles sont toutes observées à des étapes différentes de la moisson. Ainsi, la Fête des Tabernacles, qui constitue l’apogée de toutes les fêtes, conjugue deux thèmes dont nous reparlerons en détail plus tard.

Les fêtes se présentent en trois groupes qui, comme beaucoup d’autres choses dans les Ecritures, forment un modèle. Il y a trois fêtes dans le premier mois, une dans le troisième mois et trois autres dans le septième mois. Les trois premières forment la Pâque et parlent du commencement de nos expériences spirituelles. La Fête de la Pentecôte, au troisième mois, est une phase ultérieure. Les trois fêtes du 7ème mois sont celles du groupe des Tabernacles et parlent de la maturité spirituelle. 7 est le chiffre de la perfection spirituelle, et la Fête des Tabernacles, qui est la 7ème fête et qui se produit au 7ème mois, parle de la perfection de notre marche avec Dieu. Tous les mâles israélites reçurent l’ordre de par la loi de se présenter devant le Seigneur, à Jérusalem, trois fois par an aux saisons où se déroulent ces trois principales fêtes. Même de nos jours, les réservations d’avion en provenance du monde entier pour Tel Aviv sont les plus chères et les moins disponibles à ces périodes.

Lévitique, chapitre 23, débute en parlant du sabbat hebdomadaire. C’était un jour où les Israélites devaient cesser leur travail habituel. C’était un jour mis à part pour Dieu. Toutes les fêtes étaient aussi considérées comme des sabbats où aucun travail séculier ne devait être fait.

La loi aussi voulait que les offrandes aient lieu à toutes les fêtes. Plus particulièrement, les fêtes de la Pâque et des Tabernacles étaient des temps d’offrandes sacrificielles importantes.

Ces deux exigences de repose et de sacrifice nous enseignent une vérité fondamentale. Nous ne pouvons rien gagner par notre propre travail pour Dieu. Toutes les bénédictions de toutes ces fêtes viennent des offrandes et sacrifice de Jésus sur la croix pour nous. Toute chose vient de lui. Nous ne pouvons gagner par nos propres efforts.

Elles nous apprennent une autre vérité. Nous devons faire des sacrifices dans le royaume naturel et mettre un temps à part qui pourrait être passé à un travail rentable ou à du plaisir et le donner à Dieu. Nous sacrifions du matériel pour gagner le spirituel.

Les fêtes sont comme une carte traçant notre progrès spirituel en Dieu. Notre voyage commence avec la Pâque, et la perte du sang de l’Agneau . Il poursuit avec la Pentecôte et la dispensation du Saint-esprit comme un avant-goût du plein héritage. Son but final est la fête des Tabernacles, dont nous allons parler plus en détail par la suite.

Les Ecritures ont d’autres cartes pour nous aider à atteindre notre destination spirituelle. Le voyage des Israélites, de l’Egypte à la Terre Promise est le plus connu. Comme les Israélites, nous devons traverser la Mer Rouge, combattre les Amalécites, traverser le désert et la rivière du Jourdain avant de pouvoir conquérir la terre spirituelle de Canaan qui devient notre Israël spirituel.

Le Tabernacle est une autre carte. Nous devons séjourner dans toutes ses cours. Il y avait une cour extérieure où tout le peuple pouvait venir avec les offrandes. Il y avait un lieu saint où seulement les prêtres pouvaient aller. Enfin, il y avait un lieu Saint des Saints où seul le Grand Prêtre pouvait entrer , et seulement une fois par an. Le Saint des Saints était la présence même de Dieu. Ces trois cours correspondent, je crois, aux trois groupes de fêtes.

Jésus dit: « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Nous le connaissons en premier comme le Chemin. Puis ensuite, nous le connaissons plus profondément comme la Vérité. Finalement, nous le connaissons comme la Vie. Un chemin ou une route n’a pas d’usage ou de signification en dehors de la destination vers laquelle il conduit. Même la vérité n’est pas un but en soi, mais nous aide seulement à atteindre notre but. La Vie est le grand but et l’apogée de notre voyage. La Mort est la séparation d’avec Dieu. La Vie est l’union avec Lui. Nous trouverons que le Chemin, la Vérité et la Vie correspondent aussi aux trois groupes de fêtes.

Ce sont toutes ces cartes qui nous aident dans notre pèlerinage. La carte ne sera pas utile à ceux qui ne désirent pas faire le voyage. Cela implique un coût et un sacrifice. Nous sacrifions ce que nous yeux physiques peuvent voir pour gagner ces choses qui nous sont révélées avec les yeux de la foi.

Certaines personnes expérimentent la Pâque dans leur vie. Ils savent que l’Agneau de Dieu est mort pour eux. Ils se réjouissent dans le pardon de leurs péchés, mais par réticence ou ignorance échouent de se rendre jusqu’à Pentecôte, et souvent s’opposent à ceux qui souhaitent aller plus loin avec Dieu. D’autres ont un désir d’aller au-delà de leurs expériences originelles avec Dieu et s’empressent d’aller jusqu’à Pentecôte et d’entrer dans la voie du baptême et de la puissance du Saint-Esprit. Tristement cependant, beaucoup de ceux qui expérimentent la Pentecôte croient qu’il n’y a rien de plus et s’adossent sur ce qu’ils ont. Ils restent dans le désert et ne traversent jamais la rivière du Jourdain qui passe entre eux et la terre promise. Heureusement, il y a aussi ceux qui désirent traverser la rivière du Jourdain et se hâtent d’avancer vers le « Haut appel de Dieu en Jésus-Christ ». Ce sont ceux qui expérimentent la fête des Tabernacles.

La principale démonstration de ces lignes portera de plus sur les trois fêtes du 7ème mois. Trompettes, Expiation et Tabernacles. Ce sont les fêtes que nous devons découvrir et expérimenter par nous-mêmes.

La Paque

Les fêtes de ce premier mois furent centrées sur la Pâque. Cette fête rappelle les évènements dramatiques qui eurent lieu quand les enfants d’Israël sortirent d’Egypte. En Egypte, ils étaient des esclaves. De cruels contremaîtres les forçaient à travailler dur. Des générations d’Israélites vivaient et mourraient sans connaître le bonheur ou la liberté. A la fin, Dieu entendit leurs cris et envoya quelqu’un pour les délivrer et les rendre libres. Moïse les conduisit hors d’Egypte et par la suite jusqu’en Terre d’Israël.

La nuit de leur départ, l’ange du Seigneur tua tous les fils premiers-nés de chaque famille égyptienne. Les Israélites reçurent l’ordre de tuer un agneau et de mettre son sang sur les portes de leurs maisons. Quand l’ange du Seigneur vit le sang, il passa au-dessus de ces maisons, et le fils premier-né ne mourut pas.

Les familles juives observent chaque année la fête de la Pâque jusqu’à ce jour. Nous qui suivons Jésus, nous observons une Pâque spirituelle. Pour nous, Jésus est l’Agneau de Dieu qui mourut pour nous sauver de nos péchés. Notre sentence de mort a été annulée. Nous sommes librement absouts et pardonnés. L’Agneau de Dieu a porté notre péché à notre place avec sa redoutable pénalité. Comme les Israélites de l’ancienne alliance, nous sommes un peuple racheté.

Cette fête est le point de départ de notre expérience en Dieu. A travers le sang de Jésus, nous sommes rachetés ou achetés de nouveau pour Dieu. Initialement, nous appartenons à Dieu par le droit de la création. Il nous fit. Nous avons été séparés de Lui à cause du péché. Jésus, l’Agneau de Dieu, s’offrit lui-même, au travers de son sang pour nous ramener à Dieu.. Suivant ce principe, nous lui appartenons maintenant et nous sommes sa propriété. Ceci est un fait fondamental qui sous-tend toute notre expérience spirituelle. Nous avons été rachetés pour Dieu et nous lui appartenons. Nous sommes son peuple et Il est notre Dieu. "

La Fête des Pains sans Levain

Le jour suivant la Pâque, la fête des pains sans levain débuta et dura 7 jours. Elle a aussi son origine dans le départ d’Egypte. Le levain est une substance qui permet à la farine de gonfler. Quand les Israélites quittèrent l’Egypte, ils n’eurent pas le temps de laisser le levain gonfler la pâte. Ils durent manger le pain sans qu’il soit levé.

Jésus dit à ses disciples: « Attention au levain des Pharisiens ». Les Pharisiens étaient des enseignants de la loi de Moïse qui fut donné par Dieu. Cependant, ils avaient rajouté toutes sortes d’interprétations et de traditions. Le résultat ressemblait à quelque chose qui a gonflé au-delà de sa taille originelle, et qui a perdu complètement sa pureté. Paul écrivit aux Corinthiens: « De plus, gardons la fête, non avec le vieux levain, celui de la malice et de la méchanceté, mais avec le pain sans levain de la sincérité et de la vérité » (1 Cor 5: 8).

Pour Paul, la loi était ’un professeur d’école (un pédagogue) pour nous conduire à Christ.’ Tout à fait incapable de rendre conforme à ses exigence sa propre nature pécheresse, il cria à Dieu pour obtenir miséricorde. En Jésus, il trouva le pardon et la délivrance du péché. Par la puissance du Saint-Esprit il fut en mesure de faire coïncider sa propre nature avec les exigences de la loi.

Pour les Pharisiens, la loi était un moyen d’asseoir leur position et leur autorité. Ils prenaient chaque commandement et ajoutaient toutes sortes de détails ultérieurs à sa signification. Ils établissaient des règles strictes pour ce qui pouvait se faire ou ne pas se faire durant le sabbat. Ils insistaient sur les dîmes qui devaient être payées, y compris sur le plus petit légume poussant dans le champ. Une stricte observance de plus en plus de lois était pour eux la manière de gagner la faveur de Dieu. Les fardeaux de leurs lois devinrent de plus en plus lourds. Jésus, au contraire, dit que son fardeau était léger.

De même, de nos jours, le principe de la religion est d’insister sur l’obéissance à des lois de plus en plus externes que Dieu n’a jamais données. Le chemin de Jésus est un changement intérieur de cœur qui fait que nous gardons ses lois d’amour parce que cela est devenu le centre de notre nature.

La Fête des Prémisses des Premiers Fruits

Le jour suivant le Sabbat qui suit la Pâque était la fête des prémisses des premiers fruits. Cette fête était annonciatrice de la Fête des Semaines (ou Pentecôte) qui se produisait 7 semaines plus tard. On disait aux Israélites « apportez au prêtre une gerbe des premiers grains que vous avez récoltés. Il agitera la gerbe devant le Seigneur pour qu’il l’accepte de votre part » (Lev. 23: 10-11).

Cette fête parle très clairement de Jésus. Sa résurrection eut lieu très exactement ce jour de l’année. Il devint selon Paul « les premiers fruits de ceux qui dormaient ». Jésus est le premier fruit, et un si merveilleux premier fruit. Mais tout aussi merveilleuse est l’implication qu’il y aura plus de fruit. Il ne peut être un premier fruit que si seulement il y en a d’autres qui suivent. Les premiers fruits ne sont pas d’une meilleure qualité que ceux qui viennent ensuite. Simplement, ils sont cueillis avant les autres. Un fermier serait très embarrassé si le premier grain à être ramassé était d’une qualité supérieure et que ceux qui viendraient ensuite seraient pratiquement immangeables !

Il est primordial de voir que Dieu a planifié Jésus pour être le premier né parmi beaucoup d’autres frères. Il ne voulait pas que Jésus soit un fils unique. Il désirait qu’il ait beaucoup de plus jeunes frères et sœurs. Dans le monde de l’enfance, un frère aîné est généralement plus grand et plus fort et plus avisé que ses autres jeunes frères et sœurs. Cependant, comme tous grandissent vers la maturité, les différences s’amoindrissent peu à peu et parfois disparaissent totalement. Le plan de Dieu, tel que révélé dans les Ecritures, est ce qui devrait se passer pour Jésus et nous.

Puisse Dieu nous donner des yeux pour voir cette grande vérité et la foi pour la croire !

La Fête des Semaines (Pentecôte)

50 jours ou 7 semaines + 1 jour à compter de la fête des prémisses se tient la fête des Semaines. Dans le nouveau testament, cette fête est appelée Pentecôte, nom qui vient du mot grec pentakosioi qui signifie 50. Cette fête, ainsi que nous l’avons vu, est la plénitude ou l’accomplissement de la Fête des Prémisses. Il y avait alors une seule gerbe agitée devant le Seigneur. A Pentecôte, deux pains étaient agités devant le Seigneur. Jésus n’est plus seul. La tête est jointe au corps.

Quand nous poursuivons notre étude des Ecritures nous trouvons encore que la Pentecôte elle-même est aussi appelée une fête du premier fruit (Lev. 23: 16). Sa propre plénitude ou accomplissement est la Fête des Tabernacles dans le 7ème mois. Comment peut-il y avoir deux fêtes des premiers fruits et deux de plénitude ? Simplement, parce que c’est la manière dont Dieu agit. Une fin n’est pas une fin mais le commencement de quelque chose de plus grand. Une graine dès lors qu’elle a grandit se multiplie elle-même en reproduisant beaucoup d’autres graines, et de même, chaque nouvelle graine se démultiplie en en produisant encore d’autres.

Chaque nouvelle dimension est la plénitude d’une dimension inférieure. Comparée à un point, une ligne est un accomplissement de points. Comparée à une ligne, une surface est un accomplissement de lignes. Comparée à une surface, un volume est un accomplissement de surfaces. Ainsi, nous allons de gloire en gloire et du Lieu Saint au Lieu Très Saint. Chaque nouvelle bénédiction est la graine d’une bénédiction future.

50 jours après la première Pâque en Egypte, les enfants d’Israël vinrent au Mont Sinaï. Ce que Dieu fit à cet endroit n’était pas moins dramatique que ce qu’il avait fait en Egypte. Il descendit de la montagne dans un feu. Il y avait du tonnerre et des éclairs et une voix semblable au son d’une trompette. Tout ceci était le prélude du don des 10 commandements à Moïse.

Le jour de la Pentecôte, tel que rapporté dans le Livre des Actes, présente beaucoup de similitudes. Les deux évènements étaient évidemment liés. Il y avait le bruit d’un vent rugissant puissamment, des langues de feu, et la descente du Saint-Esprit.

Les évènements au Sinaï furent le commencement de l’ancienne alliance faite avec le peuple d’Israël. Le jour de la Pentecôte fut le début d’une nouvelle alliance avec le peuple spirituel de Dieu.

La Pentecôte est fortement associée aux dons et puissance du Saint-Esprit. A ce jour, pour la première fois, pour autant que nous en savons, les gens se mirent à parler en langues. Dans les jours suivants, de merveilleuses guérisons eurent lieu, des paroles de connaissance qui révélaient les péchés cachés et les portes des prisons furent miraculeusement ouvertes. Ce fut un temps glorieux de manifestation divine. La main de Dieu était visible parmi son peuple.

En plus des dons, il y eut aussi des ministères. Paul, écrivant aux Ephésiens, parle d’apôtres, de prophètes, de pasteurs, de docteurs et d’évangélistes. Aujourd’hui, nous avons à la fois la version véritable et celle fausse de ces ministères. Quelle bénédiction c’est quand ils viennent vraiment de Dieu ! Paul dit clairement qu’ils sont vitaux pour une fondation solide du peuple de Dieu. Il établit leur but dans Ephésiens 4: 12-14: «pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction ».

Heureuse est l’église ou la communauté à qui Dieu a donné ces ministères et ces dons et qui ne comptent pas sur les techniques du monde et des méthodes des affaires ni sur des divertissements pour se sauver de la chute et de la désintégration.

La Fête des Trompettes

Le Calendrier

Dans le calendrier juif, il n’existe pas de fêtes entre le 3ème mois et le 7ème mois. Au 7ème mois, c’est le groupe des 3 fêtes des Tabernacles. La première d’entre elles, qui a lieu le premier jour du mois, était la Fête des Trompettes.

On sonnait de la trompette avant chaque fête particulière et au commencement de chaque mois. La Fête des Trompettes est cependant une très particulière utilisation des trompettes en sus de ces deux usages. Elle est elle-même une fête, mais c’est aussi un préliminaire à deux plus grandes fêtes. Elle est suivie par le Jour des Expiations situé au 10ème jour du 7ème mois qui, à son retour, est suivie par la Fête des Tabernacles qui va du 15ème au 22ème jour. Ces deux fêtes sont si importantes qu’elles se font annoncées par la Fête des Trompettes. La Fête des Trompettes nous invite à progresser vers ces deux fêtes qui la suivent.

L’année religieuse juive commence au printemps, mais il y avait aussi une année civile ou agricole qui commençait à l’automne (En France, l’année académique commence en septembre et l’année d’imposition en février.) Cette année civile commença le premier jour du 7ème mois du calendrier religieux. Ceci signifie que la Fête des Trompettes était le début d’une année civile. Ceci constitue une nouvelle période pour nous dans notre marche avec Dieu.

Pour les peuples du monde, la nouvelle année est souvent le temps de prendre des résolutions afin d’améliorer leurs comportements ou leur façon de vivre. Ces résolutions durent rarement plus de deux semaines, estimation du pouvoir de l’homme à les entretenir.

Pour le peuple de Dieu, une nouvelle année peut être un temps de repentance en ce qui concerne le passé et la reconsécration pour l’avenir. Le Jour des Expiations, qui a lieu le 10ème jour du 7ème mois, fut un temps de pardon des péchés. Les trompettes sont de plus un appel à se repentir et à faire un examen de conscience.

Assemblée

L’usage des trompettes dans les temps anciens servaient plusieurs desseins. Le plus important d’entre eux était de rassembler le peuple. Les cloches d’église dans beaucoup de pays européens avaient le même but dans le passé. Avant la venue des inventions des temps modernes, un son retentissant de trompette était le bruit le plus bruyant qui pouvait se faire. Il aurait pu être audible dans tout le camp Israélite dans le désert, ou à travers un village ou une ville après l’arrivée des Israélites en terre promise.

A travers toute la Bible, nous voyons que les trompettes sont en usage pour assembler le peuple. Dans Nombres chapitre 10, Dieu dit à Moïse de faire deux trompettes en argent. Leur première utilisation était d’appeler le peuple au rassemblement. Gédéon sonna de la trompette pour sommer le peuple à se battre contre les Amalécites. Saul se servit des trompettes pour rassembler les gens à la bataille contre les Philistins (1 Sam 13: 3,4). On sonnait des trompettes avant les fêtes pour inviter les gens à se rassembler. Jésus enverra ses anges au son tonitruant des trompettes pour appeler ses élus à se rassembler des 4 vents (Mat. 24: 31).

Dieu veut que son peuple s’assemble, mais où et comment ? Devraient-ils se rencontrer dans des bâtiments d’églises, des salles publiques ou dans leurs propres maisons ? Devraient-ils former une supra-dénomination de tous les vrais croyants ? Quelle sorte de rassemblement veut-il ?

Sous l’ancienne alliance, il y avait un seul lieu valable pour le rassemblement. Quand les Israélites étaient dans le désert, le son de la trompette appelait le peuple à s’assembler devant Moïse à l’entrée de la tente de la rencontre. Cette tente de la rencontre était là où se trouvait la présence de Dieu. Quand les Israélites atteignirent la terre promise, Dieu choisit un endroit spécial pour y « placer son nom ». « Mais vous le chercherez à sa demeure, et vous irez au lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira parmi toutes vos tribus pour y placer son nom. » (Deutéronome 12: 5). Cette place était le temple de Jérusalem. Trois fois par an, aux trois principales saisons des fêtes, tout adulte mâle Israélite avait l’obligation de par la loi de monter à Jérusalem.

Quand Jésus enseigna-t-il à ses disciples de s’assembler ? … « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mat 18: 20). Il établit en esprit un nouveau lieu. Il n’a jamais dit « aller à l’église ». Il dit « venez à moi ». Il dit .. « Vous adorerez le Père ni sur cette montagne ni à Jérusalem …Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jean 4: 21).

Paul écrivit aux Théssaloniciens au sujet de « la présence de notre Seigneur Jésus-Christ et de la manière de nous rassembler en lui » (2 Thes 2: 1). Le principe fondamental de rassemblement dans la nouvelle alliance est que nous n’avons pas à nous réunir à un lieu mais à une personne. Nous nous unissons à Jésus.

Ce principe sans aucun doute est valable pour chaque fête spirituelle dont Dieu nous a gratifiées pour nous réjouir. Ceci est particulièrement vrai que les fêtes du 7ème mois. Nous devons sortir de nos propres maisons et habiter sous des tentes et nous unir à Jésus.

Veuillez lire Etre Ensemble.

Une Fête pour Maintenant

Je crois que cette fête contient un message spécial pour aujourd’hui. Dieu agit maintenant de nouvelles manières et il y attire notre attention. Les trompettes sont en train de sonner.

Avant que Dieu manifeste Jésus au monde, il sonna une trompette en terre d’Israël. Il envoya Jean le Baptiste pour appeler les gens à la repentance et préparer la voie du Seigneur. Jean le Baptiste était une trompette. Les voix de la prophétie et de la révélation avaient été silencieuses pendant plus de 400 ans depuis le temps de Malachie. La trompette sonna pour réveiller le peuple de Dieu et l’appeler en avance. Une étape totalement nouvelle dans les desseins de Dieu venait de commencer.

Aussi, maintenant, de nouveau, les trompettes sonnent. Dieu est en train d’appeler son peuple à s’unir et il les appelle avec anticipation. Je crois que nous sommes entrés dans une année nouvelle avec Dieu.

Le Jour des Expiations

Les Origines

Le jour des expiations (connu par beaucoup sous le nom Hébreu de Yom Kippour) était la fête la plus solennelle du calendrier, et elle était suivie par la plus joyeuse des fêtes. Des esprits en harmonie avec les voies de Dieu reconnaissent ce principe. Les douleurs de l’enfantement doivent venir avant la naissance d’un enfant. Le poids du travail peut durer toute la nuit, mais la joie vient le matin. Jésus a souffert et mourut avant qu’il ne soit élevé et monte vers son Père.

Le Jour des Expiations différait des autres fêtes en étant le seul dans l’année à être absolument obligatoire. Selon la loi, toute personne qui ne l’observait pas devait être exclue du peuple.

C’était également une fête différente en n’étant ni une fête agricole ni une fête de souvenir national. Elle faisait référence au très sérieux sujet du péché. C’était un temps de repentance et de jeûne.

Dans la tradition juive, les 10 jours qui séparent la Fête des Trompettes à celle des Expiations sont des jours de préparation. Ils sont un temps réservé à l’examen de conscience. La nouvelle année juive a lieu le jour de la Fête des Trompettes et, de ce fait, le Jour des Expiations est un temps pour éliminer tous les péchés de l’année précédente.

Seulement une fois par an, le Jour des Expiations, le Grand Prêtre entrait dans le Saint des Saints pour faire expiation pour lui-même et pour le peuple d’Israël tout entier. En ce jour, leurs péchés étaient effacés. Pour citer Lévitique 16: 30, « parce que ce Jour des Expiations sera établi pour vous, pour vous purifier. Alors, devant le Seigneur, vous serez nettoyés de tous vos péchés. »

Liberté et Délivrance

La purification des péchés est une préparation nécessaire pour de plus grandes bénédictions au temps de la Fête des Tabernacles. Au commencement de notre relation avec Dieu, nous reconnaissons avoir péché et l’avoir offensé. Avec un grand apaisement dans l’esprit et la conscience, nous comprenons que l’Agneau Pascal a été sacrifié pour nous pour notre rédemption et notre absolution. Avec joie, nous avançons pour expérimenter la disposition de Dieu et la puissance du Saint-Esprit dans nos vies. Puis, vient le choc quand nous découvrons au fur et à mesure un principe de péché qui conduit et domine encore nos vies. Paul reconnaissait qu’il ne faisait pas le bien qu’il voulait et faisait le mal qu’il ne voulait pas. Nous avons besoin de quelque chose de plus que le pardon. Nous avons besoin d’être purifiés intérieurement. Nous avons besoin de délivrance intérieure de la puissance du péché. Sa patte sur nos vies doit être brisée. C’est ce que nous trouvons le Jour des Expiations.

Cette pensée de pardon complet et de restauration est accentuée par ce qui arrivait la 7ème année du Jour des Expiations. Chaque esclave Hébreu était rendu libre. La 49ème année ou l’année du Jubilée était même encore plus importante. A ce moment-là, chaque esclave était rendu libre et toute terre qui avait été vendue revenait à ses anciens propriétaires. C’était une disposition merveilleuse pour le peuple juif des temps anciens et pour les étrangers qui vivaient parmi eux. Cependant, de manière symbolique, il mettait l’accent sur quelque chose d’infiniment plus grand, que Paul décrit dans Romains chapitre 8. Là, il nous dit que toute la création souffre des douleurs de l’enfantement attendant l’heure de la délivrance et de la parfaite liberté des fils de Dieu (Rom 8 :18-22). Les fils de Dieu seront les premiers à être libérés pour une merveilleuse liberté. Toute la création alors suivra. L’image des esclaves Hébreux symbolise les fils de Dieu qui sont rendus libres en premier. Les esclaves étrangers représentent le reste de la création, pour laquelle la liberté suivra certainement.

Cette vérité est très puissante et difficile pour nous à saisir et à croire. Les faits qui suivront portent à cela un témoignage supplémentaire. Une année de plus fut ajoutée aux 49 années de Jubilée, qui furent alors comptées comme 50 années. Un jubilée des Jubilées (ou 50 fois 50 années) est donc 2500 ans. Conjoncture de ce qui arriva au Jubilée des Jubilées (2500 ans) depuis la chute d’Adam. Ce fut exactement l’Exode d’Egypte du peuple d’Israël. C’était, dans l’ordre naturel, la plus grande délivrance d’esclaves de toute l’histoire. 80 jubilées exactement ou 4000 ans à partir de la chute d’Adam, un événement plus grand se produisit. Jésus mourut à la croix pour rendre libre la création des chaînes dans lesquelles le péché d’Adam l’avait plongée.

Souffrance et Humiliation

Comment un homme ou une femme peuvent-ils être rendus libres du péché ? Paul répond « Celui qui est mort est libéré du péché » (Rom 6: 7). La mort physique nous sépare totalement pour toujours de tout ce qui est en rapport avec ce monde. Les hommes morts ne pèchent pas. Certains disent que nous seront seulement libérés du péché quand nous serons physiquement morts, mais Paul dit autre chose. En Romains 6, il parle de la libération du péché en par la mort, l’enterrement et l’élévation avec Christ. C’est la mort qui nous rend libres et le Jour des Expiations en parle. La Fête des Tabernacles symbolise la résurrection.

Que signifie cette mort dans nos expériences ? Quand nous étudions la vie de grands hommes et femmes de Dieu, nous les voyons traverser la vallée de l’ombre de la mort. Les rêves de la toute jeunesse de Joseph volèrent en éclats quand il se trouva lui-même injustement accusé et jeté dans un donjon sur une terre étrangère. Il dut souffrir avant de pouvoir devenir le bras droit de Pharaon pour délivrer son peuple de la famine et de la mort. Moïse également dût expérimenter la mort de ses plans et de ses ambitions, alors qu’il passait de la plus haute position en Egypte à celle d’un travail méprisé de berger dans les zones stériles et inhospitalières du désert du Sinaï. Cette souffrance et humiliation fut le chemin pour la plus grande démonstration physique de la puissance de Dieu rapportée dans les Ecritures, et la plus grande révélation de sa volonté jamais exprimée avec des mots humains. Avant que David puisse s’asseoir sur le trône d’Israël, il dût se cacher dans des cavernes pour échapper à la fureur de Saul, et dût partager sa vie avec une bande de malheureux et d’exclus. Il dût même quitter la terre d’Israël et vivre parmi les Philistins, les ennemis de son peuple, avant que Dieu ne le rende célèbre et fasse de lui le roi le plus fameux de toute l’histoire.

Ces hommes et d’autres semblables à eux souffrirent avant leur temps de bénédiction et d’élévation. Leurs souffrances n’étaient pas sans but et sans intérêt, mais Dieu s’en servit pour mettre fin à leur orgueil, leurs ambitions et leur volonté personnelle. Quelque chose en eux mourut. Leurs vies ne leur appartinrent plus. Le monde perdit ses droits sur eux. Ils appartinrent totalement à Dieu et devinrent pleinement aptes pour lui. Leur mort même au monde fut la qualification pour le gouverner dans la justice et contenait en elle-même la bénédiction de Dieu.

Jésus exprima clairement à ses disciples qu’ils ne devaient pas s’attendre à être populaires. « Ils vous chasseront des synagogues, en fait, le temps viendra où celui qui vous tuera pensera avoir servi Dieu » leur dit-il (Jean 16: 2). Opposition et rejet allaient venir de la part de ceux qui, faisant partie de la même société, semblaient les plus enthousiastes à servir le même Dieu.

Souffrance et humiliation viendront sans faillir sur tous ceux qui cherchent à suivre l’Agneau partout où il va. Pour chacun, la forme apparente de cette souffrance sera différente et d’intensité plus ou moins grande. Dieu sait ce qu’il fait et façonnera exactement son travail pour chacun de nous selon ce qui est nécessaire. Nous ne devons pas en outre être découragés par nos afflictions ou comparer nos vies avec d’autres qui semblent avoir un chemin plus facile ou différent. Nous devons plutôt les accueillir comme nous accueillerions le canif du surgeon qui intervient dans une vie menacée par le cancer. Ils sont envoyés par un Père céleste dont un des desseins est le bien de ses enfants. Nos péchés à l’intérieur doivent être ôtés, et notre Père tout puissant n’a pas d’autre moyen pour le faire.

Nous devons ajouter une autre réflexion à notre thème sur la souffrance. Le Jour de Pentecôte était un grand moment de célébration de 120 personnes dans une pièce à l’étage le plus élevé, ayant l’apparence de personnes soûles. Le Jour des Expiations le Grand Prêtre allait seul dans le Saint des Saints. Joseph, Moïse et David étaient seuls dans leurs souffrances. Jésus, comme il répandait son âme dans la mort, cria: « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » A la Pentecôte, notre partage est largement avec les hommes. Le Jour des Expiations, nous marchons solitaires avec Dieu.

Ce jour solennel où les Juifs devaient jeûner et humilier leurs âmes prit fin dans la plus merveilleuse libération. Ils n’étaient pas seulement pardonnés mais aussi purifiés de tous leurs péchés et rendus totalement libres. C’était la préparation pour une fête pleine de joie qui allait suivre. Paul parle de toute la création gémissant en travail comme si elle attend la manifestation des fils de Dieu. Ces fils de Dieu sont ceux qui sont passés par la purification et la libération lors du Jour des Expiations et sont entrés dans la Fête des Tabernacles.

La Fête Des Tabernacles

La Fête de la Récolte

La Fête des Tabernacles (ou Cabanes dans quelques Bibles) est aussi appelée la Fête de la Récolte. C’est la fête de la moisson entière et donc l’apogée des desseins de Dieu.

Le travail d’un fermier n’a aucune valeur s’il ne récolte pas. Il contemple ses épis grandir avec plaisir parce qu’il sait que, lorsque le temps de la moisson vient, il aura des champs plein de nourriture. Sans la récolte, tout le labeur d’ensemencement et d’arrosage et de désherbage seraient une totale perte de temps. Il en est de même avec Dieu, que Jésus décrit comme Le Fermier. Les personnes qui ne croient pas en une moisson ont des difficultés à comprendre les desseins de Dieu. Rien ne semble avoir de sens.

Il en est ainsi dans nos vies personnelles. Beaucoup de choses arrivent que nous ne pouvons comprendre. Elles semblent des frustrations et des souffrances inutiles. Quand le fruit n’est pas encore venu, il n’y a rien en quoi nous pouvons trouver plaisir. Quand notre temps personnel de la moisson arrivera, tout sera différent. Nous exalterons de joie quand nous comprendrons le but des épreuves que nous avons traversées.

Ceci est également valable à un degré plus grand pour l’église. Nous regardons le peuple de Dieu maintenant et nous voyons tant de confusion. En partie, ceci est l’accomplissement des paroles de Jésus « Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.» (Mat 13: 30). Trop souvent, quand le peuple de Dieu s’assemble, croyant et incroyant s’assoient côte à côte. Nous sommes aussi trop souvent un mélange de foi et d’incrédulité.

Dans une dimension encore plus large du monde, nous voyons même plus de confusion. Beaucoup d’incroyants mettront l’accent sur le sang répandu, la famine et la détresse et se demanderont s’il peut y avoir un Dieu. Une fois encore, nous devons dire que les desseins et les plans de Dieu resteront cachés jusqu’à la moisson. Le temps viendra où, selon Zacharie (14: 16), même les gentils monteront à Jérusalem pour adorer le Roi, le Seigneur Tout Puissant, et pour célébrer la fête des Tabernacles. « La création aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8: 21).

La Fête de la Perfection

La Fête des Tabernacles est la 7ème fête, et elle a lieu dans le 7ème mois. Elle durait aussi pendant 7 jours (bien qu’un 8ème fut rajouté ensuite pour une convocation solennelle). Ainsi, elle est fortement marquée par le chiffre 7, qui est le chiffre de la plénitude et de la perfection sur le plan spirituel. C’est l’accomplissement de la moisson dont la Pentecôte était le commencement. Nous devons encore discerner qu’elle représente la perfection de notre expérience spirituelle avec Jésus.

Chaque fête est un temps de repos ou Sabbat. La 7ème fête est en outre le Sabbat des Sabbats ou la fête des fêtes. Tout comme le Saint des Saints était saint même comparé avec le Lieu Saint, ainsi la Fête des Tabernacles est la Fête comparée à d’autres fêtes. Comparée à elle, les autres ne sont que des temps ordinaires.

Chaque fête est annoncée par le son des trompettes. Si importante est la Fête des Tabernacles que son annonce par les trompettes est une fête distincte avec ses propres règles.

Un roi des rois est un roi même parmi les rois. Un Seigneur des Seigneurs est un seigneur même parmi les seigneurs. Un jubilée des Jubilées, comme nous l’avons vu, était tout à fait exceptionnel même parmi les jubilées. Ainsi, la gloire de la Fête des Tabernacles rendra la gloire de toutes les autres fêtes bien pale en comparaison.

Vu ce qui précède nous pouvons comprendre que nous sommes en train de nous diriger vers l’apogée la plus grande des desseins de Dieu. Dieu ne combat pas dans une bataille perdue en angoissant pour restaurer l’église dans sa pureté originelle dans une compétition contre le matérialisme, le modernisme, le communisme et d’autre religions. Il se meut pour quelque chose de plus grand que tout ce qui a pu être auparavant.

Là, nous pouvons comparer la Fête des Tabernacles à la Pâque. Du temps de celle-ci, les Juifs se souvenaient de leur période en Egypte. Ils avaient été esclaves des Egyptiens et par l’intermédiaire de Moise, Dieu les avait rendus libres et fait devenir un peuple indépendant ; ils pouvaient comparer la liberté avec l’esclavage. A la Fête des Tabernacles, ils se souvenaient de leur temps dans le désert. En terre promise, les Israélites vivaient dans des maisons, étaient propriétaires de leurs terres et étaient régulièrement approvisionnés en nourriture. Dans le désert, les choses étaient très différentes. Ils se déplaçaient de lieu en lieu comme des nomades et dépendaient de Dieu pour la manne qu’il leur envoyait du ciel. Qu’est-ce qui était mieux ? Etait-ce de vivre dans le désert et d’être nourris par la manne envoyée des cieux ? Ou était-ce de vivre dans la terre fertile d’Israël, donnée par Dieu, et vivre de son abondance ? Nous pouvons seulement donner une réponse. C’est mieux de vivre dans la terre promise.

Les miracles du désert, le tonnerre du Sinaï, l’eau jaillissant du rocher, la manne et les cailles étaient des provisions merveilleuses venant de Dieu. C’était un privilège unique de les connaître et les expérimenter. Cependant, ils constituaient un approvisionnement temporaire pour un temps donné. Toute chose était préférable que le temps amer d’esclavage en Egypte, mais bien que le désert n’était pas ce que Dieu avait prévu pour son peuple, c’était un endroit par lequel ils devaient passer.

Quand les Israélites atteignirent la terre promise, la manne venant des cieux cessa. Le temps des miracles dans le désert était terminé. Quelle est la signification spirituelle de cela ? Qu’y a-t-il dans le Nouveau Testament qui nous dit que cela cessera ?

« La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu » (1 Corinthiens 13: 8-12).

Paul fait savoir clairement que, lorsque la perfection viendra, les dons de l’esprit (le parler en langue, la connaissance et la prophétie) disparaîtront. Les dons de l’esprit sont comme des inspirations passagères qui nous élèvent temporairement de notre pauvreté spirituelle dans le royaume de Dieu. Ils sont comme des dagues dans un courant électrique au moment où le voltage saute momentanément au-delà de son niveau normal et puis qui retombe rapidement. Pour Jésus, ceci n’arrivait jamais. Ce n’était pas nécessaire. Il vivait en Dieu. Ces précieux dons de l’esprit ne sont pas le meilleur de Dieu. Ils sont une gracieuse provision pour ceux qui sont immatures et n’ont pas encore l’esprit de Christ habitant en eux.

Quand Paul dit « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure (grec: εν αινιγματι - dans une énigme), mais alors nous verrons face à face », il doit avoir pensé aux paroles de Dieu à propos de Moise, « Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe que je lui parlerai. Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle dans toute ma maison. Je lui parle bouche à bouche, je me révèle à lui sans énigmes » (Nombres 12: 6-8).

Moise avait passé des dons inspirés de l’esprit à une plus profonde connaissance et expérience de Dieu. Dans sa première lettre aux Corinthiens, il apparaît que Paul savait qu’il n’avait pas atteint la place avec Dieu qui fut celle de Moise. Ce fut certainement l’une de ses premières lettres, et vingt années plus tard, il pouvait bien dire qu’il avait écrit quelque chose de différent.

Ce qu’il écrivit de la prison aux Philippiens présentait des similitudes: « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » (Phil 3: 12-14).

Quelques personnes peuvent penser que cela frôle le blasphème de suggérer que nous pouvons aller plus loin que Paul dans notre expérience spirituelle. Mais, nous devons nous demander si les personnalités bibliques sont parfaites ? Connaissaient-ils toute chose. Avaient-ils en permanence des records spirituels qui ne pouvaient être battus ? Dieu est le Dieu de la croissance et du progrès. Paul fut étrangement converti sur la route de Damas. Cette expérience était le début d’une marche avec Dieu. De ce jour, il grandit en sagesse et compréhension et connaissance de Dieu. Plus encore, il grandit en amour et joie et paix. Nous pouvons retracer cette croissance au travers du livre des Actes et aussi de ses lettres. Il grandit pour devenir un remarquable et magnifique homme de Dieu qui servait sa génération et aussi des millions par le truchement des lettres qu’il écrivit. Dieu est encore un Dieu de croissance et de progrès et de révélation déployée. Il est seulement logique de croire qu’il y aura des saints dans les temps à venir qui iront plus loin que Paul. Ce n’est pas un blasphème, mais le simple bon sens.

Je crois que Jésus est la seule personnalité de la Bible qui, tout le temps, atteignit tous les records par une vie incomparable de communion continuelle et parfaite avec Dieu.

La Pentecôte est le royaume des dons et des signes. Elle vient au début de l’été. Les dons sont très différents du fruit. Les dons sont donnés instantanément. Le Fruit prend un long temps pour devenir mature et à point. Il atteint la perfection seulement après avoir enduré la chaleur de l’été. Les signes ne sont jamais des valeurs en eux-mêmes. Leur valeur réside dans ce qu’ils indiquent. Ce sont des signes qui indiquent que le fruit parfait viendra. Nous devons endurer la chaleur de l’été nécessaire au mûrissement du fruit.

Tabernacles

A la Fête des Tabernacles, les deux thèmes de la moisson et du souvenir national sont unis. Elle était célébrée pendant 7 jours « quand tu recueilleras le produit de ton aire et de ton pressoir » (Deut 16: 13). Le travail de la moisson était terminé, et c’était le temps de la célébration. La méthode pour célébrer (encore observée aujourd’hui par les Juifs, dans une forme modifiée) était inhabituel. Dieu dit aux Juifs de prendre des branches de palmier et peuplier et de faire des abris dans lesquels ils devaient vivre durant 7 jours. Ils devaient faire cela pour se rappeler que pendant 40 années ils vécurent dans des tentes pendant qu’ils erraient dans le désert.

Le mot « tabernacle » signifie un abri temporaire plutôt qu’une tente. Dans les Ecritures, il est utilisé pour symboliser le corps humain, reflétant la courte durée de notre existence dans ce monde. Paul fait référence à nos corps terrestres comme des tabernacles. Jean affirme « Le Verbe fut fait de chair et fit son tabernacle (grec littéral) en nous. » Jésus vint pour prendre résidence temporaire dans un corps humain. Il y a une forte certitude qu’il naquit vraiment à la Fête des Tabernacles. Tout ceci indique que les gloires de la Fête des Tabernacles doivent être accomplies dans cette vie. Dieu habitera parmi son peuple alors que ce dernier sera encore dans des corps mortels. Cette fête ne parle pas de gloire dans un ciel futur, mais de ce qui prendra place ici sur terre. Notre état futur après que nous ayions quitté ce corps mortel sera certainement merveilleux au-delà de ce que nous pouvons imaginer, mais la Fête des Tabernacles parle de gloires qui sont pour ceux qui entrent pleinement dans la filiation de fils de Dieu alors qu’ils sont encore dans leurs corps mortels.

Peu avant qu’il ne meure, Jésus dit aux disciples que lui et le Père viendraient à eux et feraient leur demeure en eux. L’expérience ultime en dieu est qu’il devrait habiter en nous et nous en lui. C’est une fusion parfaite quand deux liquides sont mélangés et perdent chacun leur propre identité. Ils ne peuvent plus être distingués. Quand vous mettez du lait dans du thé, est-ce du lait dans le thé ou du thé dans le lait ? Vous ne pouvez le dire car ils sont complètement mélangés l’un à l’autre. C’est ainsi qu’il en sera entre Jésus et nous. Quand les gens nous verront ils verront Jésus.

L’Eau Vive

La Fete des Tabernacles est mentionnée juste une fois dans le nouveau testament dans Jean chapitre 7. Au début de ce chapitre, Jésus refuse de monter à Jérusalem pour la fête malgré la pression exercée par ses frères, en leur disant que le temps n’est pas encore venu. Passée la moitié des jours de fête, il apparut à Jérusalem, et au dernier et plus grand jour de celle-ci, il fit une déclaration étonnante « Si quelqu’un a soif, laissez-le venir à moi pour boire. Quiconque croit en moi, comme les Ecritures le disent, des fleuves d’eau vive couleront de son sein ».

Jésus parle d’une source de vie localisée justement en nous. C’est la conséquence directe de sa présence qui habite en nous. Nous n’aurons plus besoin de passer par d’autres personnes pour puiser à la source de leurs bénédictions. Combien de fois n’avons nous pas remarqué des gens durant des réunions et des conférences, des lieux et des livres et des cassettes desquels ils pouvaient recevoir de la vie spirituelle. Hélas, la source de vie en nous était insuffisante pour leurs besoins.

Dans les premières périodes de notre marche avec Dieu, nous ressemblons à la lune. Nous reflétons une gloire qui n’est pas la notre. Nous utilisons la lumière du soleil, comme nous n’avons aucune vraie lumière personnelle. La lumière lunaire est mieux que pas de lumière du tout, mais elle n’est rien comparée à la pleine lumière éclatante du soleil. Le soleil a sa propre lumière, et nous donne chaleur et guérison tout aussi bien.

Jésus parle de « rivières d’eau vive coulant ». L’écoulement est quelque chose qui se produit tout le temps. Les rivières s’écoulent nuit et jour continuellement et ne s’arrêtent jamais. L’écoulement est un état fluide de leur nature. Je crois qu’il y avait un flot continuel ininterrompu d’eau vive venant de Jésus tout autour de lui pour ceux qui étaient en mesure de le recevoir. Ceci est sa promesse à ceux qui le suivent à la Fête des Tabernacles.

Quand la rivière d’eau vive coulera à pleine force des fils de Dieu, la vision de Jean sur la rivière d’eau vive dans le dernier chapitre de l’Apocalypse sera accomplie. Le temps de guérison pour les nations viendra.

Conclusion

Nous avons examiné les 7 fêtes que Dieu donna à Israël par l’intermédiaire de son serviteur Moise, dans un ordre consécutif à des expériences séparées que nous devons traverser. C’est partiellement vrai, mais pas totalement. Plus large est le bâtiment, plus solides doivent être les fondations. Alors que nous poursuivons notre marche avec Dieu, notre fondation ne restera pas immobile, mais croîtra en force de plus en plus. Nous n’atteindrons jamais la Pâque. Nous continuerons à croître avec plus de profondeur dans la compréhension et d’étonnement dans la connaissance que nous sommes rachetés et appartenons à Dieu. Les dons de Pentecôte, plutôt que d’avoir disparu, seront devenus une expérience continuelle avec Dieu.

Nous devons nous appuyer sur le fait que de plus grandes gloires et manifestations de Dieu sont à venir. Nous ne devons pas nous attacher à recréer les gloires du passé. Nous ne devons même pas nous agripper aux choses bonnes du présent. Nous devons aller du bien que nous pouvons recevoir vers le mieux et le meilleur. Nous devons nous attacher, comme le dit Paul, à recevoir le prix d’un haut appel de Dieu en Jésus- Christ.

Additif

J’ai introduit le sujet des Fêtes d’Israël, avec la forte conscience que, comme Paul, je vois obscurément dans un miroir. Beaucoup de ce qui n’est pas clair aujourd’hui le deviendra quand le temps sera venu. Aussi, j’ai écrit succinctement. Chaque fête pourrait faire l’objet d’un livre entier, et Dieu voulant, j’en écrirai quelques uns quand le temps viendra. Pour maintenant, Je prie que Dieu se servira de cette introduction aux fêtes d’Israël pour ouvrir les cœurs et les compréhensions à quelque chose de plus glorieux qui est en réserve pour ceux qui l’aiment.

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