Trois fois par jour, le prophète Daniel s'agenouillait dans sa mansarde, avec la fenêtre ouverte en direction de Jérusalem, et priait et remerciait Dieu. La menace de mort dans la fosse aux lions ne l'intimida pas. Etait-il vraiment nécessaire qu'il ait cette fenêtre ouverte pour que chacun le voit ? Il était un membre du gouvernment d'un vaste empire et pouvait exercer une influence immense pour le bien. Il connaissait bien les Ecritures. Pourquoi n'a-t-il pas suivi l'exemple de Joseph et « oublié la maison de son père » et se contenter de « prospérer sur une terre étrangère » (Genèse 41 : 51-52). Pourquoi cet homme désire risquer sa vie, quand, à cause de sa position, il pouvait tellement faire s'il restait en vie ? Dieu l'avait miraculeusement élevé comme Joseph à une haute distinction sur un sol étranger. N'était-ce pas suffisant ? Ne pouvait-il pas servir Dieu à Babylone ? Ne pouvait-il pas se contenter de sa position pour aider le peuple captif ? Etait-il vraiment sage de risquer sa vie ? De telles questions ne purent l'ébranler. Bien que Dieu l'ait fait prospérer à Babylone, son cœur était à Jérusalem, la cité de Dieu.
A l'apogée de la prospérité d'Israël, presque 5 siècles auparavant, le roi Salomon avait élevé ses mains en prière pour la dédicace du temple qu'il avait construit. Prophétiquement, il vit le temps de la captivité venir et pria … « S'ils reviennent à Toi de tout leur cœur et de toute leur âme sur la terre de leurs ennemis qui les ont conduits en captivité, et qu'ils Te prient pour leur retour sur la Terre que Tu as donnée à leurs pères, la cité que Tu as choisie, et la maison que j'ai construite pour Ton Nom ; alors entends leurs prières et leurs supplications dans les cieux, là où Tu demeures, et défends leur cause et pardonne … et qu ils soient en compassion à ceux qui les ont rendu captifs » (1 Rois 8 : 48-53).
Tout ceci advint. Le temple fut détruit. Jérusalem fut désolée, mais Daniel pouvait encore prier, la face tournée vers la terre et les ruines de la cité où Dieu avait établi Son Nom. La prospérité à Babylone, la prospérité de Dieu lui-même, ne le satisfaisait et ne pouvait le satisfaire, parce qu'Israël était la terre que Dieu avait donnée à ses pères, et en Israël se trouvaient les desseins de Dieu. Ainsi, Daniel priait ; ses ennemis le dénoncèrent et la sentence de mort fut prononcée ; il fut jeté dans la fosse aux lions ; mais le roi et les lions passèrent toute la nuit à jeûner, et Daniel continuait de prier !
Le livre de Daniel ne parait pas être écrit dans l'ordre chronologique. La prière de Daniel et la révélation au chapitre 9, et sa nuit dans la fosse aux lions au chapitre 6, apparaissent ensemble au commencement du règne de Darius le Mède. Nous pouvons apprendre beaucoup par la lecture de ces chapitres, étape par étape. Le chapitre 6 raconte l'histoire de la fosse aux lions. Le chapitre 9 nous montre ce qu'était le cœur de Daniel à ce moment-là. L'empire Babylonien venait de tomber dans les mains des Mèdes (Perses), et Daniel essayait de découvrir les desseins de Dieu. En dépit de sa récente promotion en tant que l'un des trois ministres sur tout le royaume (6 :3), Daniel s'adonna à étudier les Ecritures (9 : 2). Puis, quand il vit ce qu'elles signifiaient, il pria et jeûna (9 : 3). (Malheureusement, de tels comportements ne sont pas fréquents chez les hommes politiques nouvellement élus). Il trouva par deux fois rapporté dans Jérémie (25 : 11 et 29 : 10) que Jérusalem serait désolée et son peuple irait en captivité pour 70 ans. Il lut les livres de Moïse et des prophètes et vit que son peuple était allé en captivité à cause de ses péchés. Alors, il pria et jeûna et se repentit pour les péchés de son peuple. La politique vint en cinquième place dans la vie de cet homme de Dieu: l'étude biblique, la prière, le jeûne et la foi en Dieu étaient plus importants.
Résumons ce que j'ai dit. Nous voyons en Daniel premièrement une profonde conviction que lui et son peuple ne sont pas à la bonne place. Aucun niveau de prospérité extérieure ne pouvait compenser cela. Il aurait plutôt balayé les rues de Jérusalem que d'être assis sur le trône d'un empire étranger. Deuxièmement, nous le voyons consulter les Ecritures pour comprendre pourquoi ils étaient en captivité et savoir quand le jugement prendrait fin. Troisièmement, nous le voyons se tourner vers Dieu dans la prière, le jeûne et la repentance pour les péchés, cherchant le pardon et la délivrance des mains de leurs conquérants. Puisse Dieu nous donner le même Esprit et la même foi !
Ses prières ne furent pas sans réponse. L'ange Gabriel vint le visiter et lui parla non seulement de la restauration à venir de son peuple, mais de plus grands desseins à venir par la venue du Messie. Le message de Gabriel allait au-delà des attentes de Daniel et aussi de sa compréhension. C'étaient les mots de Gabriel : « 70 semaines d' années sont arrêtées pour ton peuple et pour la ville sainte pour parvenir à la fin des transgressions, pour mettre un terme au péché, pour effacer la méchanceté, pour apporter une justice éternelle , pour sceller vision et prophétie et pour oindre le plus saint. Connais et comprends ceci : depuis la sortie de ce décret pour restaurer et reconstruire Jérusalem jusqu'à l'Oint, la règle est qu'il y aura 70 semaines d'années, et 62 semaines d'années » (Daniel 9 : 24, 25).
Cette étonnante prophétie eut un double accomplissement. Il y eut juste 70 semaines ou 490 jours qui s'écoulèrent jusqu'à la fin des 70 années du jugement ; mais il y eut 490 années qui séparèrent l'ordonnance de rebâtir Jérusalem jusqu'à la venue du Messie qui fit l'expiation des péchés. (En ce qui concerne la prophétie, un jour représente souvent une année).
Peu de personnes connaissent les périodes de temps dans la Bible. Laissez-moi expliquer quelques faits. Il y a exactement 4 périodes de 490 années chacune, allant de la naissance d'Abraham jusqu'à la mort de Jésus. Cependant, un fait se trouve caché à notre vue. Toutes les fois que les desseins de Dieu furent suspendus à cause du péché, l'horloge s'arrêta et Dieu ne comptabilisa pas le temps. Ainsi, de la naissance d'Abraham à l'exode, il y eut 505 années comme chacun peut compter ; mais Dieu ne compta pas les 15 années allant de la naissance d'Ismaël à la naissance d'Isaac. Il considéra le temps comme seulement 490 années. Depuis l'Exode jusqu'à la dédicace du temple de Salomon il s'écoula 621 années en temps humain. Mais il y eut 7 périodes d'esclavage aux temps des Juges qui durèrent au total 131 années. Une fois de plus, Dieu compta seulement 490 ans. Du temple de Salomon jusqu'à la reconstruction de Jérusalem, il s'écoula 560 années ; mais 70 d'entre elles furent des années de captivité à Babylone, et Dieu comptabilisa seulement 490 ans.
Une vérité solennelle émerge de ces faits : si nous choisissons de vivre en captivité à Babylone, le temps s'étendra encore jusqu'à nos vies spirituelles. Physiquement, nous deviendrons plus vieux tandis que spirituellement nous resterons enfants. Son grand dessein de Rédemption attendra jusqu'à ce que nous demandons à grand cri pour le pardon et l'obéissance à son appel. « Sors d'elle mon peuple afin que vous ne participiez pas à ses péchés ... » (Apocalypse 18 :4). Le fils prodigue était toujours un fils quand il revint d'une terre lointaine ; mais il avait vécu avec les prostituées (comme Babylone) et ne s'était réjoui d'aucune des bénédictions filiales. (Pour plus de détails sur ce sujet, lire mes études Bible Chronology et L’Anneé du Jubileé sur la Chronologie biblique).
Le premier accomplissement de la prophétie de Gabriel fut le commandement donné par Cyrus au dernier verset de 2 Chroniques et plus encore dans Esdras au chapitre 1, versets 2 à 4. Cyrus dit aux Juifs de retourner en Judée et de construire la maison du Seigneur, le Dieu d'Israël. Il ordonna même à leurs voisins païens de les approvisionner d'offrandes d'argent et d'or, de marchandises et de bétails.
Daniel était un jeune homme quand la captivité commença, mais 70 années plus tard, au terme de cette captivité, il était âgé. Il était trop âgé pour effectuer un long voyage de Babylone à Jérusalem. La majorité des juifs à Babylone avaient grandi là et n'avaient aucun désir de quitter la sécurité pour un voyage dangereux et une terre inconnue. Pour beaucoup de juifs, le prix à payer était trop grand. Ils se sentaient confortablement chez eux dans leur exil. « Ne nous trouble pas avec ton idéalisme impraticable », dirent-ils probablement. « Cyrus est un bon roi, et nous pouvons avoir des vies satisfaisantes ici ». Peut-être, mais les desseins de Dieu étaient à Jérusalem, pas à Babylone. Jérusalem était la place pour la reconstruction du temple, et Israël était la terre où le Messie devait venir.
Ceux qui répondirent au décret de Cyrus retournèrent sur leur terre patrie. Dans Esdras, chapitre 2, nous pouvons lire les noms et le nombre de chaque famille qui revint. Ils marchèrent une fois de plus dans les pas de leur père Abraham quand il quitta Ur en Chaldée pour aller dans la Terre Promise. La même foi les saisit pour le même type de voyage.
Le premier acte des exilés au retour fut de construire l'autel de Dieu et de brûler dessus des offrandes (Esdras 3 : 2). Le sacrifice est primordial dans les desseins de Dieu. Le plus important sacrifice de tous les temps est celui de Son Fils Jésus. Sans lui, nous n'aurions rien pour enlever nos péchés et nous serions seulement dans les ténèbres et dans la mort sans Dieu. Le départ d'Egypte des Israélites commença aussi par un sacrifice qui est rappelé à Pâque. L'acceptation de la mort de l'Agneau de Dieu est essentielle pour notre salut et le seul vrai fondement d'une vie spirituelle.
Le second sacrifice est le sacrifice de nous-mêmes. Jésus nous appelle à abandonner nos vies pour Lui sur l'autel de Dieu. Des personnes ont le désir de se sacrifier en temps de guerre pour leur pays. D'autres abandonnent leurs vies au service d'autrui. D'autres s'expatrient comme missionnaires et croient qu'ils ont abandonné leur vie à Dieu. D'autres laissent le monde pour vivre comme des moines ou des nonnes et croient qu'ils marchent dans la voie d'une consécration totale. Ces actions peuvent être louables et Dieu peut être à la source de quelques unes, mais aucun de ces autels est l'autel de Dieu. Toutes ces choses peuvent être faites sans la mort à soi-mêmes. L'autel de Dieu est la place ou le moi meurt. Babylone nourrit le « moi ». Comme la tour faite par l'homme s'élève, ainsi l'ego et l'orgueil croissent aussi. Les vantardises se font plus fortes. Les autels païens regorgent à Babylone, mais il n'y a aucune place pour construire l'autel de Dieu.
Après la reconstruction de l'autel et le rétablissement du sacrifice journalier, les immigrants célébrèrent la fête des Tabernacles. C'était la dernière des trois principales fêtes que Dieu ordonna à son peuple ; la première était la Pâque et la deuxième, Pentecôte. Lévitiques chapitre 23 donne tous les détails. La sortie d'Egypte avait commencé avec la célébration de la Pâque Juive. Dieu avait prévu des fêtes pour son peuple, tout comme maintenant, mais ces fêtes ne pouvaient être célébrées à Babylone ou en Egypte.
Les Chrétiens devraient-ils aussi observer ces fêtes -tout comme le peuple Juif le fait ?- Ou Dieu les a-t-il remplacées par la Fêtes de Noël et Pâques dans La Nouvelle Alliance? Dans le nouveau Testament, ces fêtes ne sont pas remplacées - au contraire, elles sont accomplies-. Il y a un accomplissement spirituel dont nous pouvons et devons nous réjouir. Elles focalisent en premier lieu, comme dans toutes les Ecritures, sur Jésus lui-même. Il naquit le premier jour de la Fête des Tabernacles et mourut à la Pâque. Il était lui-même le parfait accomplissement des fêtes, comme il l'était aussi de l'ancien Testament.
Les fêtes parlent aussi de nos vies spirituelles. Nous commençons par notre propre Pâque quand nous nous nourrissons personnellement de Christ, l'Agneau de Dieu, et que nous sommes lavés par Son Sang. Nous devons apprendre à nous nourrir du pain sans levain de la pure vérité de Dieu. Nous devons faire l'expérience de notre propre Pentecôte tout comme les premiers disciples le firent dans la chambre haute. Et nous devons aller de Pentecôte à la Fête des Tabernacles qui inclut la fête des Trompettes et le jour d'expiation. Toutes ces fêtes représentent des bénédictions spirituelles que notre Père a préparé pour nous. (Lire aussi Les Fêtes d’Israël.)
Noël et Pâques ne sont rien de plus que des fêtes païennes, tant à leur origine que dans la pratique présente, et furent introduites dans l'Eglise par ceux qui n'avaient aucune expérience des fêtes spirituelles. Les païens qui étaient répandus dans l'Eglise du temps de Constantine (quatrième siècle après Jésus-Christ) avaient besoin de quelque chose pour les garder dans la joie. Ce sont les fêtes de Babel qui n'ont aucune place dans les Ecritures ou le Royaume de Dieu. Jeroboam, le premier roi de l'Israël Nord, fut condamné pour avoir introduit une fête qu'il avait inventé de sa propre initiative (1 Rois 12 : 32-33). L'Eglise a fait des centaines de fois ce qu'il fit en organisant ses propres fêtes ! (Voyez les fêtes de l'Eglise Church Festivals.)
L'autel fut le premier point du programme de reconstruction de Dieu pour le retour de son peuple. Le second point fut le temple. Il fut semblable à celui du temps de Moïse. Peu de temps après l'Exode, Dieu donna ses instructions à Moïse pour construire le Tabernacle qu'Il habita avec Israël durant tout le temps que dura leur errance dans le désert. Dieu doit avoir un lieu où Il demeure. Mais où désire-t-il demeurer de nos jours ? Etienne, quelques instants avant de mourir lapidé, s'écria : « Le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites par les hommes » (Actes 7 : 48). Avec une ignorance surprenante aujourd'hui, nous continuons à consacrer des bâtiments de pierre et de briques dans lesquels nous entrons avec un grand respect et que nous appelons « la Maison du Seigneur ». Si vous vénérez un bâtiment physique, cela ne peut manquer de voiler votre vision de la véritable maison de Dieu. Le Nouveau Testament dit très clairement : « Ne savez vous pas que vous êtes le temple du Dieu Vivant et que l'Esprit de Dieu demeure en vous ? ».
Si les gens n'ont aucune expérience du Saint-Esprit, ils se remettront à imiter les temps avant le phénomène de Pentecôte. S'ils ne connaissent pas la réalité, ils doivent se cramponner à l'ombre. Mais ceux qui ont expérimenté la présence du Saint-Esprit en savent davantage. Dieu envoya les armées romaines pour mettre un terme aux constructions faites par l'homme. L'Eglise a passé des siècles à intervenir pour essayer de le reconstruire !
A Jérusalem, les bâtisseurs se levèrent pour travailler et creusèrent les fondations du Second Temple. Le peuple alors se rassembla pour louer Dieu. Ils crièrent et pleurèrent de joie. Leurs cris furent entendus au loin (Esdras 3 : 10 ; 10-13). Ce fut comme pour le retour du fils prodigue. Les harpes, si longtemps silencieuses à Babylone, éclataient maintenant en chants.
Hélas, leur joie fut de courte durée. Leurs ennemis furent bientôt au travail pour essayer de les arrêter. Premièrement, ils leur offrirent de l'aide. « Nous n'avons rien en commun avec vous pour construire une maison à notre Dieu », répondit Zorobabel et Joshua, les chefs juifs (Esdras 4 : 3). Ils virent clairement que seuls le peuple de Dieu peut construire le temple de Dieu. « Celui qui n'entre pas par la porte … est un voleur et un brigand » (Jean 10 : 1). Il n'y a pas de place pour les étrangers dans le royaume de Dieu. Vous devez être né d'en haut et devenir un vrai citoyen du royaume des cieux avant de pouvoir y avoir une part.
Quand leurs offres furent rejetées, ces mêmes ennemis montrèrent leur vrai caractère. Ils découragèrent et menacèrent les bâtisseurs et les diffamèrent jusqu'à ce que le travail s'arrête (Esdras 4). Pendant environ 16 années, plus aucun travail ne fut réalisé sous le règne de deux rois de Perse. Problèmes et opposition ne sont pas la preuve de la désapprobation de Dieu.
Les années passèrent dans une défaite apparente, mais Dieu était en train de préparer sa réponse. Du temps des prophètes Aggée et Zacharie, ceux-ci s'élevèrent pour appeler le peuple à nouveau à se repentir et les encourager à continuer la reconstruction. « Ni par puissance, ni par force, mais par mon Esprit , dit le Seigneur des Esprits » (Zacharie 4 : 6). Zaccharie apporta ses paroles bien connues au gouverneur Zorobbabel, alors qu'il contemplait le travail inachevé. Ce fut un moment important. Ce fut le travail de l'Esprit de Dieu, accompli par Sa puissance. « Prends courage … mon Esprit est au milieu de vous … La gloire de l'actuelle maison sera plus grande que celle de la première » prophétisa Aggée (2 : 4, 5,9). La gloire de Dieu est descendue sur le temple que Salomon avait construit. Ce faible effort pourrait-il avoir une gloire plus grande ? Le premier temple fut construit en corrélation avec la puissance d'Israël sous le roi Salomon. Le second temple fut construit dans un temps de faiblesse. Qu'est-ce que la gloire ? Jésus pria : « Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils … » (Jean 17 :1) et puis Il mourut. La sagesse de Dieu et ses voies sont plus grandes que les nôtres. La faiblesse et la flétrissure de la chair deviennent la gloire et la puissance de l'Esprit de Dieu.
Le temple fut en fin de compte, construit et nous avançons plusieurs décennies, jusqu’au temps de Néhémie qui était un jeune homme tenant une place en vue au palais du roi de Perse. Il était échanson du roi. Il était satisfait de cette prospérité jusqu'à ce qu'un de ses frères vint le trouver pour lui donner des nouvelles de son pays. « Ceux qui ont survécu à l'exil et sont revenus dans la province sont dans une grande détresse. Le mur de Jérusalem est tombé, et ses portes ont été brûlées par le feu » (Néhémie 1 : 3). Ses sentiments se réveillèrent et il réagit de la même manière que Daniel. Il dit : « Je m'assis, pleurais et me lamentais pendant des jours ; et je jeûnais et priais le Dieu des Cieux » (1 : 4). Comme Daniel, il confessa ses péchés et ceux de son peuple (1 : 6 :7). Comme Daniel, il sonda les Ecritures et trouva les prophéties de l'exil et de la restauration. Au risque de sa vie, il vint trouver le roi Artaxerxès avec une figure triste (2 : 1, 2). Une fois de plus, Dieu entendit les prières, et cette fois, le roi donna l'ordre que l'ange Gabriel avait donné à Daniel. Néhémie obtint la permission d'aller et de rebâtir les murs de Jérusalem.
Je n'ai pas la place, ici, de prendre en compte les conflits et les difficultés auxquels Néhémie dût faire face, alors que lui et ses hommes travaillaient à la reconstruction d'une main et tenaient les armes de l'autre. Le grand Architecte de l'Univers avait un programme de construction qui ne pouvait être interrompu jusqu'à ce que Jérusalem eût un autel, un temple et une cité complètement reconstruits.
Toutes ces choses sont les mêmes aujourd'hui pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre l'Esprit.
Ainsi, nous arrivons à la fin de notre étude sur Babel et Babylone. Nous avons vu deux chemins représentés dans les Ecritures. L'un est le chemin de l'homme charnel ; l'autre est la voie de Dieu. L'un est le chemin où nous pouvons marcher par la vue ; l'autre est un chemin de foi. Le premier est un chemin large où se trouvent beaucoup de voyageurs, le second est étroit et conduit à la vie.
Laissez-moi terminer sur ces quelques extraits des paroles de Moïse au moment où les Israélites virent la Terre Promise : « Voyez, J'ai dressé devant vous aujourd'hui la vie et la prospérité, et la mort et l'adversité … La bénédiction et la malédiction. Aussi, choisissez la vie afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants, en aimant le Seigneur votre Dieu, en obéissant à Sa voix, et en étant intègres devant Lui, pendant toute la durée de votre vie, afin que vous puissiez vivre dans la terre que le Seigneur a fait serment à vos pères, à Abraham, Isaac, et Jacob, de vous donner » (Extraits de Deutéronome 30 : 15-20).
Trois fois par jour, le prophète Daniel s'agenouillait dans sa mansarde, avec la fenêtre ouverte en direction de Jérusalem, et priait et remerciait Dieu. La menace de mort dans la fosse aux lions ne l'intimida pas. Etait-il vraiment nécessaire qu'il ait cette fenêtre ouverte pour que chacun le voit ? Il était un membre du Cabinet dans un vaste empire et pouvait exercer une influence immense pour le bien. Il connaissait bien les Ecritures. Pourquoi n'a-t-il pas suivi l'exemple de Joseph et « oublié la maison de son père » et se contenter de « prospérer sur une terre étrangère » (Genèse 41 : 51-52). Pourquoi cette homme désire risquer sa vie, quand, à sa position, il pouvait tellement faire s'il restait en vie ? Dieu l'avait miraculeusement élevé comme Joseph à une haute distinction sur un sol étranger. N'était-ce pas suffisant ? Ne pouvait-il pas servir Dieu à Babylone ? Ne pouvait-il pas se contenter de sa position pour aider le peuple captif ? Etait-il vraiment sage de risquer sa vie ? De telles questions ne purent l'ébranler. Bien que Dieu l'ait fait prospérer à Babylone, son cœur était à Jérusalem, la cité de Dieu.
A l'apogée de la prospérité d'Israël, presque 5 siècles auparavant, Le roi Salomon avait élevé ses mains en prière pour dédicacer le temple qu'il avait construit. Prophétiquement, il vit le temps de la captivité venir et pria ... « S'ils reviennent à Toi de tout leur cœur et de toute leur âme sur la terre de leurs ennemis qui les ont conduits en captivité, et qu'ils Te prient pour leur retour sur la Terre que Tu as donnée à leurs pères, la cité que Tu as choisie, et la maison que j'ai construite pour Ton Nom ; alors entends leurs prières et leurs supplications dans les cieux, là où Tu demeures, et défends leur cause et pardonne ... et qu ils soient en compassion à ceux qui les ont rendu captifs » (Cf. Rois 8 : 46-53).
Tout ceci advint. Le temple fut détruit. Jérusalem fut désolée, mais Daniel pouvait encore prier, la face tournée vers la terre et les ruines de la cité où Dieu avait établi Son Nom. La prospérité à Babylone, la prospérité de Dieu lui-même, ne le satisfaisait et ne pouvait le satisfaire, parce qu'Israël était la terre que Dieu avait donnée à ses pères, et à Israël se trouvaient les desseins de Dieu. Aussi, Daniel priait ; ses ennemis le dénoncèrent et la sentence de mort fut prononcée ; il fut jeté dans la fosse aux lions ; mais le roi et les lions passèrent toute la nuit à jeûner, et Daniel continuait de prier !
Le livre de Daniel n'apparaît pas être écrit dans l'ordre chronologique. La prière de Daniel et la révélation au chapitre 9, et sa nuit dans la fosse aux lions au chapitre 6, apparaissent ensemble au commencement du règne de Darius le Mède. Nous pouvons apprendre beaucoup par la lecture de ces chapitres, étape par étape. Le chapitre 6 raconte l'histoire de la fosse aux lions. Le chapitre 9 nous montre ce qu'était le cœur de Daniel à ce moment-là. L'empire Babylonien venait de tomber dans les mains des Mèdes (Perses), et Daniel essayait de découvrir les desseins de Dieu. En dépit de sa récente promotion en tant que l'un des trois ministres sur tout le royaume (6 :3), Daniel s'adonna à étudier les Ecritures (9 : 2). Puis, quand il vit ce qu'elles signifiaient, il pria et jeûna (9 : 3). (Malheureusement, de tels comportements ne sont pas fréquents dans le politiciens nouvellement élus). Il trouva par deux fois rapporté dans Jérémie (25 : 11 et 29 : 10) que Jérusalem serait désolée et son peuple irait en captivité pour 70 ans. Il lut les livres de Moïse et les prophètes et vit que son peuple était en captivité à cause de ses péchés. Alors, il pria et jeûna et se repentit pour les péchés de son peuple. La Politique vint en 5ème place dans la vie de cet homme de Dieu. L'étude biblique, la prière, le jeûne et la foi en Dieu étaient plus importants.
Résumons ce que j'ai dit. Nous voyons en Daniel premièrement une profonde conviction que lui et son peuple ne sont pas à la bonne place. Aucun niveau de prospérité extérieure ne pouvait compenser cela. Il aurait plutôt balayé les rues de Jérusalem que d'être assis sur le trône d'un empire étranger. Deuxièmement, nous le voyons consulter les Ecritures pour comprendre pourquoi ils étaient en captivité et savoir quand le jugement prendrait fin. Troisièmement, nous le voyons se tourner vers Dieu dans la prière, le jeûne et la repentance pour les péchés, cherchant le pardon et la délivrance des mains de leurs conquérants. Puisse Dieu nous donner le même Esprit et la même foi.
Ses prières ne furent pas sans réponse. L'ange Gabriel vint le visiter et lui parla non seulement de la restauration à venir de son peuple, mais de plus grands desseins à venir par la venue du Messie. Le message de Gabriel allait au-delà des attentes de Daniel et aussi de son compréhension. C'étaient les mots de Gabriel : « 70 semaines d' années sont arrêtées pour ton peuple et pour la ville sainte pour parvenir à la fin des transgressions, pour mettre un terme au péché, pour effacer la méchanceté, pour apporter une justice éternelle , pour sceller vision et prophétie et pour oindre le plus saint. Connais et comprends ceci : depuis la sortie de ce décret pour restaurer et reconstruire Jérusalem jusqu'à l'Oint, la règle est qu'il y aura 70 semaines d'années, et 62 semaines d'années » (9 : 24, 25).
Cette étonnante prophétie eut un double accomplissement. Il y eut juste 70 semaines ou 490 jours qui s'écoulèrent jusqu'à la fin des 70 années du jugement ; mais il y eut 490 années qui séparèrent l'ordonnance de rebâtir Jérusalem jusqu'à la venue du Messie qui fit l'expiation des péchés. (En ce qui concerne la prophétie, un jour représente souvent une année).
Peu de personnes connaissent les périodes de temps dans la Bible. Laissez-moi expliquer quelques faits. Il y a exactement 4 périodes de 490 années chacune, allant de la naissance d'Abraham jusqu'à la mort de Jésus. Cependant, un fait se trouve caché à notre vue. Toutes les fois que les desseins de Dieu furent suspendus à cause du péché, l'horloge s'arrêta et Dieu ne comptabilisa pas le temps. Ainsi, de la naissance d'Abraham à l'Exode, il y eut 505 années comme chacun peut compter ; mais Dieu ne compta pas les 15 années allant de la naissance d'Ismaël à la naissance d'Isaac. Il considéra le temps comme seulement 490 années. Depuis l'Exode jusqu'à la dédicace du temple de Salomon il s'écoula 621 années en temps humain. Mais il y eut 7 périodes d'esclavage aux temps des Juges qui durèrent au total 131 années. Une fois de plus, Dieu compta seulement 490 ans. Du temple de Salomon jusqu'à la reconstruction de Jérusalem, il s'écoula 560 années ; mais 70 d'entre elles furent des années de captivité à Babylone, et Dieu comptabilisa seulement 490 ans.
Une vérité solennelle émerge de ces faits : si nous choisissons de vivre en captivité à Babylone, le temps s'étendra encore jusqu'à nos vies spirituelles. Physiquement, nous deviendrons plus vieux tandis que spirituellement nous resterons enfants. Son grand dessein de Rédemption attendra jusqu'à ce que nous criions pour le pardon et l'obéissance à son appel. « Sors d'elle mon peuple afin que vous ne participiez pas à ses péchés ... » (Apocalypse 18 :4). Le fils prodigue était toujours un fils quand il revint d'une terre lointaine ; mais il avait vécu avec les prostituées (comme Babylone) et ne s'était réjoui d'aucune des bénédictions filiales. (Pour plus de détails sur ce sujet, lire mes études Bible Chronology et L’Anneé du Jubileé sur la Chronologie biblique).
Le premier accomplissement de la prophétie de Gabriel fut le commandement donné par Cyrus au dernier verset de 2 Chroniques et plus encore dans Esdras au chapitre 1, versets 2 à 4. Cyrus dit aux Juifs de retourner en Judée et de construire la maison du Seigneur, le Dieu d'Israël. Il ordonna même à leurs voisins païens de les approvisionner d'offrandes d'argent et d'or, de marchandises et de bétails.
Daniel était un jeune homme quand la captivité commença, mais 70 années plus tard, au terme de cette captivité, il était âgé. Il était trop âgé pour effectuer un long voyage de Babylone à Jérusalem. La majorité des juifs à Babylone avaient grandi là et n'avaient aucun désir de quitter la sécurité pour un voyage dangereux et une terre inconnue. Pour beaucoup de juifs, le prix à payer était trop grand. Ils se sentaient confortablement chez eux dans leur exil. « Ne nous trouble pas avec ton idéalisme impraticable », dirent-ils probablement. « Cyrus est un bon roi, et nous pouvons avoir des vies satisfaisantes ici ». Peut-être, mais les desseins de Dieu étaient à Jérusalem, pas à Babylone. Jérusalem était la place pour la reconstruction du temple, et Israël était la terre où le Messie devait venir.
Ceux qui répondirent au décret de Cyrus retournèrent sur leur terre patrie. Dans Esdras, chapitre 2, nous pouvons lire les noms et le nombre de chaque famille qui revint. Ils marchèrent une fois de plus dans les pas de leur père Abraham quand il quitta Ur en Chaldée pour aller dans la Terre Promise. La même foi les saisit pour le même type de voyage.
Le premier acte des exilés au retour fut de construire l'autel de Dieu et de brûler dessus des offrandes (Esdras 3 : 2). Le Sacrifice est primordial dans les desseins de Dieu. Le plus important sacrifice de tous les temps est celui de Son Fils Jésus. Sans lui, nous n'aurions rien pour enlever nos péchés et nous serions seulement dans les ténèbres et dans la mort sans Dieu. Le départ d'Egypte des Israélites commença aussi par un sacrifice qui est rappelé à Pâque. L'acceptation de la mort de l'Agneau de Dieu est essentielle pour notre salut et le seul vrai fondement d'une vie spirituelle.
Le second sacrifice est le sacrifice de nous-mêmes. Jésus nous appelle à abandonner nos vies pour Lui sur l'autel de Dieu. Des personnes ont le désir de se sacrifier en temps de guerre pour leur pays. D'autres abandonnent leurs vies au service d'autrui. D'autres s'expatrient comme missionnaires et croient qu'ils ont abandonné leur vie à Dieu. D'autres laissent le monde pour vivre comme des moines ou des nonnes et croient qu'ils marchent dans la voie d'une consécration totale. Ces actions peuvent être louables et Dieu peut être à la source de quelques unes, mais aucun de ces autels est l'autel de Dieu. Toutes ces choses peuvent être faites sans la mort à nous-mêmes. L'autel de Dieu est la place ou le moi meurt. Babylone se nourrit du moi. Comme la tour faite par l'homme s'élève, ainsi l'ego et l'orgueil croissent aussi. Les vantardises se font plus fortes. Les autels païens regorgent à Babylone, mais il n'y a aucune place pour construire l'autel de Dieu.
Après la reconstruction de l'autel et le rétablissement du sacrifice journalier, les immigrants célébrèrent la Fête des Tabernacles. C'était la dernière des trois principales fêtes que Dieu ordonna à son peuple ; la première était la Pâque et la deuxième, Pentecôte. Lévitiques chapitre 23 donne tous les détails. L'Exode d'Egypte avait commencé avec la célébration de la Pâque Juive. Dieu avait prévu des fêtes pour son peuple, tout comme maintenant, mais ces fêtes ne pouvaient être célébrées à Babylone ou en Egypte.
Les Chrétiens devraient-ils aussi observer ces fêtes -tout comme le peuple Juif le fait ?- Ou Dieu les a-t-il remplacées par la Fête de Noël et Pâques dans La Nouvelle Alliance? Dans le nouveau Testament, ces fêtes ne sont pas remplacées - au contraire, elles sont accomplies-. Il y a un accomplissement spirituel dont nous pouvons et devons nous réjouir. Elles focalisent en premier lieu, comme dans toutes les Ecritures, sur Jésus lui-même. Il naquit le premier jour de la Fête des Tabernacles et mourut à la Pâque. Il était lui-même le parfait accomplissement des fêtes, comme il l'était aussi de l'ancien Testament.
Les fêtes parlent aussi de nos vies spirituelles. Nous commençons par notre propre Pâque quand nous nous nourrissons personnellement de Christ l'Agneau de Dieu, et que nous sommes lavés par Son Sang. Nous devons apprendre à nous nourrir du pain sans levain de la pure vérité de Dieu. Nous devons faire l'expérience de notre propre Pentecôte tout comme les premiers disciples le firent dans la chambre haute. Et nous devons aller de Pentecôte à la Fête des Tabernacles qui inclut la Fête des Trompettes et le Jour d'Expiation. Toutes ces fêtes représentent des bénédictions spirituelles que notre Père a préparé pour nous. (Lire aussi Les Fêtes d’Israël.)
Noël et Pâques ne sont rien de plus que des fêtes païennes, tant à leur origine que dans la pratique présente, et furent introduites dans l'Eglise par ceux qui n'avaient aucune expérience des fêtes spirituelles. Les païens qui étaient répandus dans l'Eglise du temps de Constantine (4ème siècle après Jésus-Christ) avaient besoin de quelque chose pour les garder dans la joie. Ce sont les fêtes de Babel qui n'ont aucune place dans les Ecritures ou le Royaume de Dieu. Jeroboam, le premier roi de l'Israël Nord, fut condamné pour avoir introduit une fête qu'il avait inventé de sa propre initiative (1 Rois 12 : 32-33). L'Eglise a fait des centaines de fois ce qu'il fit en organisant ses propres fêtes ! (Voyez les fêtes de l'Eglise Church Festivals.)
L'autel fut le premier point du programme de reconstruction de Dieu pour le retour de son peuple. Le second point fut le temple. Il fut semblable à celui du temps de Moïse. Peu de temps après l'Exode, Dieu donna ses instructions à Moïse pour construire le Tabernacle qui habita avec Israël durant tout le temps que dura leur errance. Dans le désert. Dieu doit avoir un lieu où Il demeure. Mais où désire-t-il demeurer de nos jours ? Etienne, quelques instants avant de mourir lapidé, s'écria : « Le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites par les hommes » (Actes 7 : 48). Avec une pléthore d'ignorances surprenantes aujourd'hui nous continuons à consacrer des bâtiments de pierre et de briques dans lesquels nous entrons avec un grand respect et que nous appelons « la Maison de Dieu ». Si vous vénérez un bâtiment physique, cela ne peut manquer de voiler votre vision de la véritable maison de Dieu. Le Nouveau Testament dit très clairement : « Ne savez vous pas que vous êtes le temple du Dieu Vivant et que l'Esprit de Dieu demeure en vous ? ».
Si les gens n'ont aucune expérience du Saint-Esprit, ils se remettront à imiter les temps avant le phénomène de Pentecôte. S'ils ne connaissent pas la réalité, ils doivent se cramponner à l'ombre. Mais ceux qui ont expérimenté la présence du Saint-Esprit en savent davantage. Dieu envoya les armées romaines pour mettre un terme aux constructions faites par l'homme. L'Eglise a passé des siècles à intervenir pour essayer de le reconstruire !
A Jérusalem, les bâtisseurs se levèrent pour travailler et creusèrent les fondations du Second Temple. Le peuple alors se rassembla pour louer Dieu. Ils crièrent et pleurèrent de joie. Leurs cris furent entendus au loin (Esdras 3 : 10 ; 10-13). Ce fut comme pour le retour du fils prodigue. Les harpes, si longtemps silencieuses à Babylone, éclataient maintenant en chants.
Hélas, leur joie fut de courte durée. Leurs ennemis furent bientôt au travail pour essayer de les arrêter. Premièrement, ils leur offrirent de l'aide. « Nous n'avons rien en commun avec vous pour construire une maison à notre Dieu », répondit Zorobabel et Joshua, les leaders juifs (Esdras 4 : 3). Ils virent clairement que seuls le peuple de Dieu peut construire le temple de Dieu. « Celui qui n'entre pas par la porte ... est un voleur et un brigand » (Jean 10 : 1). Il n'y a pas de place pour les étrangers dans le royaume de Dieu. Vous devez être né d'en haut et devenir un vrai citoyen du royaume des cieux avant de pouvoir y avoir une part.
Quand leurs offres furent rejetées, ces mêmes ennemis montrèrent leur vrai caractère. Ils découragèrent et menacèrent les bâtisseurs et les diffamèrent jusqu'à ce que le travail s'arrête (Esdras 4). Pendant environ 16 années, plus aucun travail ne fut réalisé sous le règne de deux rois de Perse. Problèmes et opposition ne sont pas la preuve de la désapprobation de Dieu.
Les années passèrent dans une défaite apparente, mais Dieu était en train de préparer sa réponse. Du temps des prophètes Aggée et Zacharie, ceux-ci s'élevèrent pour appeler le peuple à nouveau à se repentir et les encourager à continuer la reconstruction. « Ni par puissance, ni par force, mais par mon Esprit , dit le Seigneur des Esprits » (Zacharie 4 : 6). Zaccharie apporta ses paroles bien connues au leader Zorobbabel, alors qu'il contemplait le travail inachevé. Ce fut un moment important. Ce fut le travail de l'Esprit de Dieu, accompli par sa puissance. « Prends courage ... mon Esprit est au milieu de vous ... La gloire de l'actuelle maison sera plus grande que celle de la première » prophétisa Aggée (2 : 4, 5,9). La gloire de Dieu est descendue sur le temple que Salomon avait construit. Ce faible effort pourrait-il avoir une gloire plus grande ? Le premier temple fut construit en corrélation avec la puissance d'Israël sous le roi Salomon. Le second temple fut construit dans un temps de faiblesse. Qu'est-ce que la gloire ? Jésus pria : « Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils ... » (Jean 17 :1) et puis mourut. La sagesse de Dieu et ses voies sont plus grandes que les nôtres. La faiblesse et la flétrissure de la chair deviennent la gloire et la puissance de l'Esprit de Dieu.
Le temple fut en fin de compte reconstruit et nous nous transportons maintenant plusieurs décades après, au temps de Néhémie. C'était un jeune homme qui tenait une place en vue au palais de Perse. Il était le porteur de coupe royale. Il était satisfait de cette prospérité jusqu'à ce qu'un frère vint le trouver pour lui donner des nouvelles de son pays. « Ceux qui ont survécu à l'exil et sont revenus dans la province sont dans une grande détresse. Le mur de Jérusalem est tombé, et ses portes ont été brûlées par le feu » (Néhémie 1 : 3). Ses sentiments se réveillèrent et il réagit de la même manière que Daniel. Il dit : « Je m'assis, pleurais et me lamentais pendant des jours ; et je jeûnais et priai le Dieu des Cieux » (1 : 4). Comme Daniel, il confessa ses péchés et ceux de son peuple (1 : 6 :7). Comme Daniel, il sonda les Ecritures et trouva les prophéties de l'exil et de la restauration. Au risque de sa vie, il vint trouver le roi Artaxerxès avec une figure triste (2 : 1,2). Une fois de plus, Dieu entendit les prières, et cette fois, le roi donne l'ordre que l'ange Gabriel avait donné à Daniel. Néhémie obtint la permission d'aller et de rebâtir les murs de Jérusalem.
Je n'ai pas la place, ici, de prendre en compte les conflits et les difficultés auxquels Néhémie dût faire face, alors que lui et ses hommes travaillaient à la reconstruction d'une main et tenaient les armes de l'autre. Le grand programme de construction de Dieu ne pouvait être interrompu jusqu'à ce que Jérusalem eût un autel, un temple et une cité complètement reconstruits.
Toutes ces choses sont les mêmes aujourd'hui pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre l'Esprit.
Ainsi, nous arrivons à la fin de notre étude sur Babel et Babylone. Nous avons vu deux chemins représentés dans les Ecritures. L'un est le chemin de l'homme charnel ; l'autre est la voie de Dieu. L'un est le chemin où nous pouvons marcher par la vue ; l'autre est un chemin de foi. Le premier est un chemin large où se trouvent beaucoup de voyageurs, le second est étroit et conduit à la vie.
Laissez-moi terminer sur ces quelques extraits des paroles de Moïse au moment où les Israélites virent la Terre Promise : « Voyez, J'ai dressé devant vous aujourd'hui la vie et la prospérité, et la mort et l'adversité ... La bénédiction et la malédiction. Aussi, choisissez la vie afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants, en aimant le Seigneur votre Dieu, en obéissant à Sa voix, et en étant intègres devant Lui, pendant toute la durée de votre vie, afin que vous puissiez vivre dans la terre que le Seigneur a fait serment à vos pères, à Abraham, Isaac, et Jacob, de vous donner » (Extraits de Deutéronome 30 : 15-20).
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