SAÜL ET DAVID

INTRODUCTION

Saül et David furent les deux premiers rois d’Israël. Ils furent tous les deux de grands et héroïques guerriers. Saül posa les fondations de la période de puissance d’Israël en battant les Ammonites puis en brisant le joug des Amalécites. David poursuivit en battant les Philistins, les Moabites, les Syriens, les Edomites et d’autres encore, et en obtenant le contrôle sur un large empire. Saül et David furent tous les deux choisis par Dieu et expérimentèrent la puissance de Son Esprit Aucun d’eux ne fut parfait, et commirent tous deux de graves péchés. Bien qu’ayant ceci en commun, l’un fut accepté et aimé par Dieu, malgré le fait qu’il commit adultère et meurtre, l’autre dont les péchés peuvent paraître moins graves, fut rejeté.

En suivant et en comparant les histoires de ces deux hommes, nous découvrirons certainement leurs personnalités se refléter autour de nous, et plus sérieusement en nous.

Il existe peu de personnalités dans la Bible plus tragiques que celle de Saül. Il aurait à peine pu avoir un meilleur commencement ou une fin plus misérable. Il débuta avec la bénédiction et la puissance de Dieu. Il finit en cherchant l’aide d’une sorcière un jour avant qu’il ne trouve la mort, lui et ses fils, dans une bataille contre les Philistins.

David, au contraire, endura maintes années de tribulations et de souffrances car Saül cherchait à le tuer et le persécutait, jusqu’à ce que, en désespoir de cause, il fuit pour trouver refuge chez les Philistins. Dieu le préserva au travers de toutes ses épreuves et, finalement, l’établit sur le trône d’Israël. Dieu lui donna ensuite la victoire sur tous ses ennemis.

Saül mourut mais David vit. Dans le nouveau Testament, le nom de David apparaît environ 60 fois. A l’exception de Jésus, son nom apparaît en premier dans le livre de Matthieu et en dernier dans le livre de l’Apocalypse. Le roi Saül n’est pas mentionné une seule fois. L’apôtre Paul, quoique de la même tribu de Benjamin, alla même jusqu’à changer son nom Saül pour celui de Paul. En Israël aujourd’hui, les gens chantent : « David melech Yisrael chaï chaï », « David, roi d’Israël, est vivant, est vivant ». David vit aussi de par les chants qu’il écrivit qui sont encore chantés de par le monde dans une multitude de langues. De toutes ces façons, David vit mais par-dessus tout Dieu lui fit la promesse d’un trône qui n’aurait jamais de fin. Ce trône est désormais celui du Messie qui vint pour nous donner la vie éternelle.

L’APPEL DE SAUL

Les chapitres 9 et 10 du Livre premier de Samuel nous rapporte l’appel de Saül. Saül est décrit comme « un homme élu et attrayant, et il n’y avait pas de personne plus belle que lui parmi les fils d’Israël ; il était plus grand en stature que n’importe qui d’autre ». Saül et son domestique partirent à la recherche des ânesses de son père. Comme leur recherche s’avérait infructueuse, Saül décida d’abandonner et de retourner à la maison paternelle, mais le domestique suggéra de rendre visite à l’homme de Dieu local. Samuel salua Saül en annonçant la nouvelle que les ânesses étaient déjà retrouvées, lui donna la place d’honneur à la fête, et commença à lui parler de son appel futur.

Le jour suivant, Samuel l’oignit avec l’huile sainte et lui dit : « Le Seigneur ne t’a-t-il pas oint pour gouverner Son héritage ? ». Puis, il lui donna une prédiction détaillée sur son voyage de retour. Chaque détail fut très précisément accompli.

Quand Saül quitta Samuel, nous lisons que Dieu changea son cœur, et plus tard, au cours de la journée, quand il croisa un groupe de prophètes, l’Esprit de Dieu s’empara de lui et il prophétisa parmi eux (Comme 1 Samuel 10 :10 nous le rapporte).

Puis, Samuel ordonna aux tribus d’Israël de choisir un roi parmi eux. Au lieu de leur dire que Dieu avait déjà choisi Saül, il procéda au choix en séparant les entités. Le choix tomba sur Saül, donnant ainsi une confirmation ultérieure que Dieu l’avait bien choisi. Saül, cependant, n’était pas présentement visible. Il était caché parmi les bagages. Puis, une autre parole de Dieu révéla où se cachait Saül, et le peuple courut pour l’extraire de sa cachette, en criant : « Vive le roi! »

Personne n’aurait pu avoir un appel plus clair, plus divinement scellé au travail de sa vie que Saül. Il n’y a absolument aucune possibilité d’erreur. La main de Dieu était en évidence présente dans chaque détail.

LA VICTOIRE DE SAUL

Le Chapitre 11 du Livre de Samuel nous rapporte le premier conflit militaire de Saül. Nahash, roi des Ammonites attaquait Jabès en Galaad. L’Esprit de Dieu tomba sur Saül et, avec une grande autorité, il appela les Israélites à la bataille. Une retentissante victoire confirma leur fidélité à Saül, et il fut fermement établi sur le trône. Nahash, en hébreu, signifie serpent, et nous nous souvenons de ce verset : « Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. » (1 Jean 2 :14). Israël était heureux de son nouveau roi et le dernier verset du chapitre nous dit que : « Saül et tous les hommes d’Israël se réjouirent grandement ».

Les choses ne sont pas aussi bonnes (ni aussi mauvaises) qu’elles apparaissent à l’œil humain. Samuel vécut à un niveau au-dessus de Saül, de Nahash et du peuple d’Israël et il ne pouvait partager leur joie. Il connaissait mieux que quiconque par la véracité avec laquelle Dieu avait appelé Saül. Alors, il leur dit : « Sachez alors et voyez combien vous avez eu tort aux yeux de l’Éternel de demander pour vous un roi. » (12 :17). Du point de vue humain, tout semblait satisfaisant, mais Samuel voyait avec le regard de Dieu.

Des victoires spectaculaires ne sont pas une preuve de maturité spirituelle. Souvent, elles se produisent au cours de la jeunesse spirituelle. Nous devons quitter le domaine de Saül qui gagna des batailles pour atteindre le domaine de Samuel qui connaissait Dieu.

LES PECHES DE SAUL

Le conflit suivant fut avec les Philistins (chapitre 13). Les Philistins envahirent Israël en grand nombre et l’armée de Saül commença à paniquer et à le délaisser. Il attendit Samuel pendant 7 jours qui devait venir pour offrir des sacrifices au Seigneur, mais Samuel n’arrivait pas. Saül décida de présenter les offrandes lui-même. Il avait à peine fini de présenter les sacrifices que Samuel fit son apparition. Saül était motivé par la crainte et non par la foi, et il était sorti de son droit de roi pour entrer dans un domaine plus haut qui n’était pas le sien. Samuel le rejeta et lui annonça que son royaume n’allait pas durer. « L’Éternel s’est choisi un homme selon son coeur, et l’Éternel l’a destiné à être le chef de son peuple, parce que tu n’as pas observé ce que l’Éternel t’avait commandé » (1 Sam 13: 14).

SAUL ET DAVID

Le prochain test majeur pour Saül arriva quand Dieu lui ordonna, par l’intermédiaire de Samuel, de détruire les Amalécites. Les Amalécites étaient une race extrêmement cruelle et agressive qui avait presque réussi à anéantir Israël lors de leur première sortie d’Egypte. Haman, le Agagite, qui à nouveau réussit presque à détruire les Juifs de Perse, semble être un descendant de leur roi Agag. Si la reconstruction historique de Velikovsky (dans le livre « Ages in chaos » est juste, les Amalécites parvinrent en fait à conquérir l’Egypte et furent un fléau pour toute cette zone géographique jusqu’au nord de la Syrie. Leur domination sur l’Egypte alla de la période de l’Exode jusqu’à leur défaite par Saül. Dieu avait dit à Moïse de le consigner dans un livre. « J’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux » (Ex 17: 14). Si nous ne nous purgeons pas des démons à l’heure et de la manière que Dieu nous dit de le faire, nous aurons sûrement à en souffrir.

Saül battit les Amalécites et libéra une vaste étendue de leur contrôle, mais sous la pression de son peuple, il épargna Agag, leur roi, et conserva le meilleur de leur bétail. Il méprisa pleinement le commandement de Dieu. Dieu le révéla à Samuel qui vint confronter Saül dans son péché. Saül le salua par ces mots : « sois béni du Seigneur ! J’ai réalisé le commandement du Seigneur ! » (1 Sam 15 : 13). Dans le texte suivant, nous avons la réponse bien connue de Samuel :

« L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim » (1 Sam 15 : 22, 23).

La réponse que fait Saül révèle l’état de son cœur : « J’ai péché. J’ai vraiment transgressé le commandement du Seigneur ainsi que tes recommandations, parce que j’ai crainte du peuple et écoute sa voix » (24). Puis, il ajouta : « j’ai péché, mais s’il te plait, honore moi devant les anciens de mon peuple et devant Israël, et retourne avec moi afin que je puisse adorer le Seigneur ton Dieu » (30).

La motivation principale de la vie de Saül était le fait public. S’il était en présence d’une foule de prophètes, il pouvait prophétiser. Si la foule le désertait au cours d’une bataille, il ne pouvait croire Dieu. Si la foule voulait le butin de la guerre, il ne pourrait pas bloquer leur chemin. Même dans le cas présent où, rejeté par Dieu, il ne pouvait accepter l’idée que la foule le sache.

Ce fut le même genre de motivation qui eut lieu lors de Babel : « Faisons-nous un nom » dirent-ils « de peur que nous soyons éparpillés sur toute la surface de la terre » (Gen 11: 4).

Ils trouvèrent leur sécurité dans le nombre tandis qu’ils ignoraient Dieu. Des multitudes de gens aujourd’hui suivent les principaux leaders.

L’APPEL DE DAVID

A ce moment de l’histoire, Samuel s’en va oindre David. Il n’y a cette fois aucun signe particulier comme dans l’histoire de Saül, mais une situation beaucoup plus insignifiante. Le niveau du drame est rarement un indice quant à la signification spirituelle d’un évènement. Samuel passe en revue tous les fils de Jessé et les rejette un par un. Eliab, l’aîné, était grand et de bonne figure, comme Saül, mais Samuel dit : « l’homme regarde à l’expérience extérieure, mais le Seigneur regarde au cœur ». Ce fait est bien illustré par la vie de Saül. Finalement, David est ramené des champs. Il n’était pas en train de chercher des ânes comme Saül, mais gardait les troupeaux comme Moïse quand Dieu l’appela. Jésus lui-même est le Bon Berger et Moïses et David lui sont des modèles ou symboles. L’Esprit de dieu tomba sur David et nous apprenons qu’un esprit mauvais envoyé par le Seigneur vint terroriser Saül.

GOLIATH

L’histoire de Saül est désormais tristement celle d’une chute progressive et ininterrompue. L’invasion des Philistins se produit une fois de plus, et cette fois, Goliath sort de leurs rangs pour défier Israël. Si quelqu’un pouvait se battre avec lui, ce ne pouvait être que Saül qui était le plus grand de taille de ses peuples. Au lieu de cela, Saül et son armée ne purent que trembler de peur.

Saül était un homme public, mais David était un homme de Dieu. Il entendit le défi de Goliath et sa réponse fut : « qui est ce Philistin incirconcis qui vient défier les armées du Dieu vivant ? ». Eliab s’oppose à David et Saûl le décourage, mais il est mû par Dieu - non par les rois ou les frères aînés, ou même par une armée en panique ! Il en a déjà fait la preuve au moment où le lion et l’ours vinrent pour dévaster son troupeau et que le Seigneur le délivra.

David sortit dans la puissance de Dieu, et renversa à terre le géant Philistin avec une pierre de sa fronde.

Il existe deux histoires semblables à celle de Goliath dans le livre de Daniel. Nabuchodonosor, roi de Babylone, vit dans un rêve une grande statue avec une tête d’or, une poitrine de bronze, des jambes d’argent et des pieds moitié en fer moitié en argile. Cette grande statue fut détruite tout comme Goliath par une pierre. Cette pierre d’alors est devenue une grande montagne (signifiant le royaume de Dieu), et remplit la terre entière. Le roi fut stupéfié quand Daniel lui dévoila à la fois son rêve et son interprétation. La sagesse cependant avait seulement atteint son cerveau mais pas son cœur, parce que, très peu de temps après, il érigea une statue d’or de 60 coudées de haut et 6 coudées de large. Pendant que 6 instruments de musique différents jouaient, tous devaient plier le genou et l’adorer. De même, Goliath mesurait 6 coudées : sa lance pesait 600 shekels (ou 3,6 Kg) et il avait 6 pièces d’armure. Le chiffre 6 dans la Bible est le chiffre de l’homme, et Goliath en outre représente le grand système de Babylone fait par l’homme avec l’anti-christ à sa tête.

Saül ne pouvait rien faire contre Goliath. D’une certaine manière, il était une plus petite version de la même chose. De grandes sections de l’église structurée ont un problème similaire avec le monde. Ils pensent, agissent et vivent dans le même système égocentrique. C’est pourquoi ils n’ont aucun pouvoir contre lui. David fut incité et mandaté par l’Esprit de Dieu, et la disproportion de l’adversité n’avait aucune incidence sur lui.

Quand David s’en revint après avoir tué Goliath, il connut une courte période de lune de miel en terme de promotion et de succès auprès de Saül avant que les femmes ne l’accompagnent en chantant « Saül a tué des milliers et David des dizaines de milliers », Saül devait conserver l’honneur de la foule, c’est pourquoi les tribulations commencèrent-elles pour David.

DE QUEL ESPRIT S’AGIT-IL ?

Peu après, nous lisons ce fait marquant : « un esprit mauvais de Dieu s’empara de Saül qui se mit à divaguer (ou prophétisa) » (1 Samuel 18 :10 littéralement). Chapitre 10 verset 10, l’appel initial de Saül, précédemment mentionné, « un esprit de Dieu s’empara de lui et il prophétisa ». La seule différence en hébreu entre ces deux versets est l’inclusion du mot « mauvais ». Dans les deux cas, l’esprit est de Dieu (l’hébreu, en fait, omet la préposition « de »). Dans les deux cas, la conséquence est l’action prophétique. (Le verbe hébreu dans son sens habituel signifiant prophétie peut vraisemblablement être traduit aussi par divaguer.)

(En hébreu, ce n’est pas « l’esprit », c’est simplement « esprit ». L’article défini n’est pas employé ici. L’hébreu n’a pas de lettre capitale et de ce fait nous ne pouvons distinguer l’Esprit d’esprit.)

Nous constatons que le même homme peut prophétiser ou agir sous l’inspiration de différents esprits - particulièrement s’il raffole des louanges publiques. Le fait que quelqu’un ait pratiqué d’authentiques dons spirituels n’est pas une garantie qu’il n’exercera jamais de dons frelatés. Même Pierre qui eut une révélation venant de Dieu quand il reconnut Jésus comme le Messie, parla quelques instants après sous l’inspiration de Satan quand il essaya de détourner Jésus de ses souffrances. Jésus le repoussa avec ces mots : « Arrière de moi Satan » (Matthieu 16 :17-23).

Les choses sont-elles différentes de nos jours ? Pouvons-nous être sûrs que les guérisseurs et les évangélistes sont seulement conduits par l’Esprit de Dieu ? Sont-ils tous libérés de l’amour de la reconnaissance publique ? N’y a-t-il pas quelques Saüls dans leurs rangs ?

Les chapitres suivants nous narrent la longue poursuite de Saül et la persécution de David. Dieu est avec David et contre Saül.

La nuit précédant la mort de Saül, il accomplit visiblement ce qu’il avait déjà résolu dans son cœur. Il rendit visite à la sorcière d’Endor. Précédemment, quand il désobéit à Dieu, Samuel lui avait dit que la rébellion était aussi grave que le péché de divination. Le fait d’avoir épargner Agag pourrait nous sembler un péché bénin. A présent, Saül se tournait franchement vers l’occultisme pour trouver l’aide dont il avait besoin. C’était la conséquence logique de son péché précédent.

La désobéissance fut à l’origine du péché dans le jardin d’Eden. L’obéissance est la première nécessité pour Dieu, comme dans une famille, parce que toute chose en découle. Sans elle, le résultat final est l’anarchie. C’est la voie dans laquelle le monde se meut actuellement. Nous devons nous mouvoir d’une toute autre manière, dans une parfaite obéissance à Dieu.

Saül mourut le jour suivant d’une mort peu glorieuse, lors d’un combat contre les Philistins. Ses trois fils moururent avec lui.

LES ENFANTS DE SAUL

Un homme était dans une position inconfortable, pris entre Saül et David. C’était le fils de Saül et l’ami bien-aimé de David, Jonathan. Pas étonnant qu’ils aient de l’affection l’un pour l’autre. Ils étaient si semblables. Alors que tout Israël tremblait devant les Philistins, Jonathan partit seul contre eux, avec seulement son armure, et les mit en déroute. Comme David, il était un homme de foi et de courage. Quand David s’en revint après avoir tué Goliath, « l’âme de Jonathan était enchevêtrée à celle de David, et Jonathan l’aimait comme lui-même ».

Jonathan aimait David au point de desservir ses propres intérêts. Selon toute vraisemblance, David était prêt à usurper le trône qui revenait de droit à Jonathan, et s’il avait eu un comportement normal aux rois de cette époque, il aurait assassiné la progéniture de Saul et de Jonathan.

Jonathan ne survécut pas avec David, mais il mourut avec Saül. Pourquoi cet ami plein de foi et d’empathie envers David ne put-il pas s’asseoir à côté de lui sur le trône ?

Il y eut un moment décisif dans le choix de Jonathan. Lui et David avaient un rendez-vous secret dans les champs de telle manière que Jonathan pouvait faire savoir à David si c’était en sécurité qu’il revienne au palais de Saül. La haine de Saül était implacable et Jonathan dût faire comprendre à David de fuir. « David se leva et s’échappa » lisons-nous « tandis que Jonathan revint en ville » (20 :42). Jonathan aimait David, mais il jeta son sort avec Saül Il aurait pu choisir la vie d’errance et de privation qui guettait désormais David, mais au lieu de cela, il retourna vers le confort et la sécurité du palais de son père. Nous avons aussi le choix de « venir à Jésus en dehors du camp, et de supporter le même mépris que lui » (Hébreux 13 :13) ou de demeurer dans la sécurité et la respectabilité de la foule.

La sœur de Jonathan, Michal, aimait son mari David et à une certaine occasion lui sauva la vie. Comme son père Saül, cependant, elle était sensible au public. Quand David rapporta l’arche à Jérusalem, il mit de côté sa tenue royale et dansa devant elle, vêtu seulement d’un tissu de lin. David avait seulement souci de Dieu, mais Michal avait les yeux fixés sur les spectateurs. Elle éprouva du dépit pour lui dans son cœur et le repoussa à cause de ses actions. Sa récompense fut de partager de la mort de Saül, au sens figuré. Elle fut stérile pour le restant de ses jours.

LE PECHE DE DAVID

Comme Saül, David pécha. Il tomba dans les plaisirs de la chair et commit l’adultère avec Bath-Sheba ; Puis, il fit tuer son mari Urie lors d’une bataille pour ensevelir sa trace. Quand le prophète Nathan vint pour réprouver son péché, sa réaction fut nettement différente de celle de Saül. Sa repentance fut totale et sincère. Saül avait désobéi à l’ordre direct de Dieu. Il désirait alors le dissimuler, de sorte que personne ne le sache. Le souci de David était en Dieu. Dans le psaume 51, il exprime sa repentance et nous découvrons son attitude de cœur : « Contre toi, contre toi seul j’ai péché, et fait ce qui est mal à tes yeux » Il n’était pas homme de l’ancienne alliance au rituel extérieur. (« Tu ne te réjouis pas de sacrifice, autrement j’en ferai ; Tu ne trouves pas ton plaisir dans des offrandes consummées »), mais un homme de la Nouvelle Alliance écrite dans le cœur (« Créez en moi un cœur pur, O Dieu »).

Le péché de Saül était un péché de désobéissance absolue à Dieu dont il ne se repentit vraiment jamais. David céda aux faiblesses de la chair, mais sa repentance eut pour conséquence non seulement le pardon de Dieu, mais aussi la bénédiction à des millions qui lisent le psaume 51 de nos jours.

EPILOGUE

Trois fois au moins, avec une terminologie différente, les Ecritures nous parlent du chemin de vie et de la voie de la mort. Dans Proverbes, « Il y a une voie qui semble juste à l’homme mais sa fin est celle de la mort ». Ce verset est souligné deux fois (14 :12 et 16 :25). Dans Matthieu « Entrez par la prote étroite ; car large est le chemin qui conduit à la perdition, et beaucoup le suive. Etroite est la porte, serré est le chemin qui conduit à la vie, et peu le trouvent » (Matthieu 7 :13). En 2 Corinthiens « … serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l’Esprit, car la lettre tue mais l’Esprit vivifie » (2 Corinthiens 3 :6).

La voie empruntée par Saül lui semblait juste, mais il conduisit à la mort et à la destruction. C’était la voie large de la foule et celle de l’ancienne alliance.

La voie de David semblait souvent fausse. Il semblait fou de s’attaquer à Goliath. Ses troupes ont pu pensé qu’il était fou quand par deux fois il épargna Saül. Souvent, il dût marcher seul. Il était un homme de la nouvelle alliance de la communion personnelle avec Dieu et emprunta la voie étroite qui conduit à la vie.

Si nous désirons vivre comme David, Jésus est sa source. Il vint pour que nous puissions avoir la vie, et l’avoir en abondance. Allons à Lui et buvons ; de manière qu’en nous il puisse y avoir un puits d’eau jaillissante jusqu’à la vie éternelle et qu’autour de nous puissent couler Ses fleuves. Ses fleuves d’eau vive.

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